Brev från Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 25 februari 1793

A Ryda ce 25 Fevr. 1793.
Ankt. den 27 Mars, besvt den 10 April.

Mon Cher Fils, Le jour même que je m'attendois à une lettre de Vôtre part, j'eus le plaisir d'en recevoir. Ce fut Vendredi passé le 21 Court que me vint la Vôtre du 23 Janvier, dont je Vous rends mille graces. Je me hâte d'y faire réponse, afin qu'elle puisse Vous venir avant Vôtre depart de Rome, esperant que Vous le differerez un peu suivant l'avis contenu dans ma precedante du 24 p. afin d'arriver en Suisse un peu plus tard et après les torrens écoulés. Une autre raison d'adresser en Rome la presente, est l'incertitude où me laissa le Vôtre, la quelle des deux Villes, Florence ou Livourne, Vous irez voir la premiere, étant l'une et l'autre également distante de Rome: de sorte que si je m'y méprenois, la lettre Vous couteroit toujours quelque chose de plus pour être envoyée après Vous: service que Vos Amis de Rome, à ce que je pense, Vous rendront aussi bien que ceux de Florence ou de Livourne. Ce sera la derniere, je crois, à écrire pour l'Italie.

Voici la Lettre de Créance, que Msrs Tottie & Arvedson ont bien voulu Vous donner pour Msrs Averhoff et von Scheven à Hambourg, ainsi que pour Msrs Muilman et Fils à Amsterdam. Il sera bon d'avoir cette ressource en chemin. Une fois rentré en Allemagne, je crois, Vous ferez bien de prendre le plus court chemin à Hambourg, par la Poste Ordinaire, ou par d'autres commodités. si Vous en trouvez, comme il y en a une depuis long tems, appellée Both, de Hambourg à Nurenberg, et comme il en pourra y avoir pour d'autre grandes Villes.

Je suis bien aise que Vous me paroissez ne pas songer à passer par les Pays Bas, quelque dignes qu'ils soient de la curiosité d'un Voyageur pensant. La guerre y sera atroce cet été, par le caractère des Troupes Imperiales, ainsi que par le desespoir des pauvres Belges, opprimés par leurs pretendus Liberateurs plus que par leurs anciens tirans. Ceux ci leur laissoient au moins leur proprietés, leur Religion, leur distinctions d'Ordres, institutions, aux quelles ils sont si fort attachés, comme de raison, n'étant pas encore pervertis pas les sermons de Voltaire et d'autres Francspenseurs, Auteurs lointains du bouleversement dela France.

Les Danois sont nos Freres d'origine, et nos égaux en culture, en moyens, en goûts, et en economie. C'est leur Capitale qu'il faut voir et comparer avec le nôtre, en beauté, en grandeur, en aisance. Je ne Vous conseille pas de passer par tout le long de leur pays. Le chemin de Postes; longeant la hauteur du pays dans le Holstein, le Slesvie et la Jutlande, par les bruyeres et champs mediocrement cultivés, n'offre rien ni de beau ni d'interessant pour un Voyageur. Ainsi il Vous suffira d'aller de Hambourg par terre à Lybeck, quittant ce pays gras qui borde l'Elbe, et voyant une partie, à ce que je crois, moins elevée du Holstein. Ces deux Villes, capables, il y a 300 ans et moins, de faire tête aux Couronnes du Nord, les mettent encore à contribution par leur industrie et une Navigation, soûtenue par un Corps de Negocians nombreux, entendu et fait aux affaires depuis des siecles.

De Copenhague Vous passerez sans doute à Malmoe, de là par Lund à Landscrone, Chef Lieu de la Brigade où Vous tirez Vôtre appointement. Là Vous aurez à choisir entre deux chemins pour L'Uplande; l'un par la Hallande, pour voir Gottenbourg, les Catharacts et ouvrages de Trollhetta, La Vestrogotie pouilleuse d'Elsborg [sic], La Nericie et la Basse Vesmannie, que Vous avez vûe en 1786. L'autre, par Christianstad, afin de voir de près toutes les Places fortes de la Brigade; Carlshamn et Carlscrone, afin de comparer les deux Flottes, les Formes et autres Bâtises qui leur servent; de là à Calmar, Forteresse jadis importante, Vestervik, Söderköping, Norrcoping, d'où il y a un chemin menant droit à Strengnès, Aspö, Encoping, le plus court de tous; et un autre allant à Hielmarsund, Quicksund et Vesteràs &c. Mes deux exemplaires du Guide Suedois furent brûlés, ainsi que tous les livres et papiers, hormis ceux qui se trouvoient dans mon bureaux [sic] et placés sur lui: de sorte que je ne sai [sic] donner de ces routes des notion bien precises, quoique je les aye faites toutes cidevant.

Il fait cher de voyager en Suede, où il n'y a point de voitures publiques, et surtout depuis que le feu Roi augmenta jusqu'à 8 Escalins le loyer de cheval de poste. Ainsi je pense qu'il Vous accommodera très bien de pouvoir prendre à Hambourg une centaine de Rdl, pour ne pas être reduit trop à l'étroite vers la fin de Vos Voyages. Sûr d'être en tout pays triché sur les monnoies, Vous ferez bien de Vous pourvoir de Ducats de Holl., le mieux connûs par tout.

Sur la route à prendre pur sortir d'Italie, je n'ai rien à Vous dire. Plût à Dieu que Vous trouvassiez quelque Compagnon, du moins pour une partie du voyage! Je me rappelle du peu de tranquillité dont je jouissois dans les courses que j'en fis tout seul. Plus le tems de Vôtre retour approche, et plus s'auroît nôtre impatience de Vous revoir. Que Dieu fasse prosperer Ve voyage, en Vous protegeant comme jusqu'à present!

Le 1 Court j'eus de Stockholm Vôtre nouveau Congé pour six Mois, et Vôtre Brevet de Lieutenant daté le 29 Novbre. L'un coûta 57 dl. et l'autre 330 dl. ½. Mr Sundvall, quoique avancé de 2 ou 3 grades dans un seul saut, et obtenant 6000 dl. d'appointement extraordre, le tout gratis, ne laissa pas de briguer et d'obtenir de l'argent pour sa Lieutenance. Vôtre General, voulant tenir sa parole de ne Vous faire rien payer, Vous a obtenu une Lieutenance surnumeraire, comme une grace de la part de la Cour, de sorte que Vous êtes Lieutenant dans tout le Corps de Genie, sans être attaché à aucune Brigade, mais gardant Vôtre ancien appointement sur celle de Scanie. Nous en sommes très bien aises, dans l'espoir de pouvoir Vous garder chez nous une bonne partie de l'Année, et le reste du tems à Stockholm, et qu'on Vous donnera du traitement, si l'on trouve bon de Vous employer quelque part.

Vôtre precedant Congé pour les deux années passées ne fut demandée par le General qu'après le commencement de la derniere, et ne fut expediée que vers la fin d'icelle. Voilà combien ces actes son necessaires.

Haf tack för Underrättelsen om det där på stället förefallna oväsendet ock förfölgelsen emot de oskyldiga Republicanerna. Litet för bråde lära desse varit, ock äro det gemenligen til både godt ock ondt. Menn de långsama att antaga nya prydnader ock märken gjöra sig misstänkte hos de Ifrigare såsom hängande vid Gamla Surdegen. Det är mycket likt, att upploppet icke var en oförsed tilfällighet. Olyckl. den som af Politican blir uppoffrad åt en Conjuncture. Det var vackert, att Du gjorde all flit til att hjälpa Din Venner i Franska Nation. Den är sammantagen onekel. den 1a i världen för lika många goda Egenskaper: Om den är något stölt däröfver, är det helt förlåteligt. Menn den är så hezig ock så fallen för öfverdref i ondt ock godt, att jag aldrig kunnat tro, eller än tror, att de kunna blifva til någon lyckelig eller ordentlig Republique. Jag har set dem alltid vara sträfva Förmän, ock sturska Underhafvande så snart de icke äro fullkomln afhängige. Abbé le Blanc, som reste i England omkring 1750, anmärker att Engelsmän äro stele tjenare ock frome husbönder, menn Fransmän tvärt om. Sådane skicka sig ej uti et Samvälde, än mindre i Jämlikheten. Också måtte denna yrslan förfalla, som omöjelig i et så stort Samhälle, hvarest stora härar, stora Ämbeten, stora Ägare til Jord ock Pgar nödvändigt måste finnas. I Cromwells tid var i England et Mägtigt Parti, som kallades Levellers, Egaliseurer, menn de förföllo snart, Samväldet styrdes af en i allas namn, ock när han dog, förföll, Herrarne uplyfte hufvudet, återkallade Kungen, ock follket, som fått tid att märka sin obetydelighet äfven under Samväldet, lät därvid bero, nögt med jämlikhet i rättigheter fast icke i sjelfva styrelsens utöfning. Rätt Democratie är ej möjelig, utan i en Stad af hyfsat follk, såsom Athén eller Genf [Genève]. Den Franska är ju Representatifve, det är Aristocratie Elective, i mit sinne, det minst för Mänskligheten förnedrande af alla Regeringssätt. Då måste det så kallade bättre Follket fira det sämre, ock detta senare med sit förtroende belöna det förra. Menn ock detta förhållandet har blifvit förlorat igenom Franska Öfverdrefvet. I hvarje nytt hval har allt ringare slags follk blifvit tagne till Nations Representanter, ock nu i 3e Legislaturen allra värst, bestående mest af Advocater, Läkare, smärre Borgare, ock ända till Slagtare, såsom le Gendre, som ville stycka den olyckl. Konungens Kropp i så många stycken, som Landskaperne äro, att ditsändas. Aldrig har i England till U.Huset blifvit invalt sådant smärre follk, som ej frå Barndomen haft ädel Upfostran ock studerat Constitutionen, Politican &c.

F.d. Franska Adelens, äfven de uslastes ock nyss eller Knappt Adlades, olideliga högfärd öfver ock emot alla utaf Tredje Ståndet, visserligen den betydeligaste Corps i Världen, har förtjent det Återslaget som nu drabbat dem. Menn i mit sinne kan den honorifique delen af adelskapet aldrig afskaffas; ty Mairen Cambons sonn blir säkerl. mer aktad än en annan Doctors eller simpel Handverksmanns sonn, om ej denne har desto större personl. förtjenster, hvilke gjöra hvar ock en som hellst til Adelig Vederlike. Menn att uphäfva den Lucrative delen af Adelskapet, det är både gjörligt ock billigt; så att alle i Riket, utom Kn och Drn, skola betala skatt af allt hvad de äga ock njuta, effter förmögenheten, äga samma rätt på egna ägor, lika personlig trygghet, ej den ene få jaga på den andres mark eller igenom tusendtals dufvor härja andras åkrar, m.m.

Jag menar mig hafva berättat i mitt förege om LifCuirassierernas hastiga upbrott intil hufvudstaden d. 22 Jan: Där var då ock är ännu allt stilla. Menn en jämlikhets ande, som smittat det ringare Borgerskapet, var så mycket mindre til att tro hos et rått ock ouplyst follk, som den kunde underblåsas af den bortflyttade gl. Ministéren i helt annan afsigt, än Allmogen kunde inse. Uploppet, som i Sthlm skede d. 7 Jan. utan för PolizKn ock ända in på borg.gården ock trapporna i Slottet, syntes väckt af det follket ropade på straff öfver en Cap. de Frese, som d. 5 Jan. vid et slagsmål å Söder imillan en Fabriqueur Gregorius ock 2 hans Solldater af Göta Gardet, stuckit Borgaren igenom armen ock missfirmat Borgerskapet. Menn, hvad besynnerligt är, det nl. Uploppet var berättat å Landet en hel veka förr än det hände, af follk som reste in til Staden innan det timade, ock kommo sedan ut sägande, att det var ingen ting. Hoffrätten, som undersökt målet, har ingen Sammangaddning uptäckt; Menn Cap. Frese har måst taga afsked ock säges spisad med 14 drs Vatten ock bröd. En ÖstgötaProbst Vidén, som skrifvit et anonymt bref til Regenten med de gröfvesta calomnier emot H.K.H. ock Adelen i anseende til Kns säkerhet, har i Hoffrätten blifvit dömd ifrå Lif, ära och gods, menn af Rn benådad med 14 drs vatten ock bröd, landsförvisning ock 2 nåd år åt Hun. Den 1 Mars tager Upsala Jubelfest sin början ock varar til d. 8 inclusive då firas med Gudstjenst i alla Kyrkor i Riket. Hofvet kommer til Upsala d. 1 Mars, menn Hertig Fredric, nu Fältmarskalk, blir i Sthlm Öfverbefälhafvande. I Medio Martii hemväntas ifrå Sthlm Lif- ock Majors Compagnierne af L.R. Cuirassiererne, aflöste utaf Hussarerne, som nu äro i Antoggande. Om LifRegts Jägarne, som ligga vid Haga ock gjöra dagel. vakt å Fredrics Hoff, få också komma hem, vet jag icke. Uplands Inf. Regte ock N. Uplands Cuirassier Compagnie skola paradera vid Jubelfesten i Upsala. Något Krigsryckte för en tid sedan försport i Sthlm, då Finske Officerarne befalldes til sina Regter, har nu afstadnat: ock de Re Troppars rörelser vid Finska gränzen skola ej betydt annat än deras dragande til Turkiska gränzen, där mann väntat et nytt Krig, af Franzmän upväckt. Detta torde nu mer icke blifva af; ty Franzis Padischahs [Louis XVI?] aflifvande, midt ibland sit eget Follk, lär ej kunna med liknögdhet anses af den Othmanli Padischah.

Vôtre Mere Vous embrasse tendrement, elle continue à être Valetudinaire, et n'espere guere se porter bien avant la fin de l'hiver, qui est la mauvaise saison pour les goutteux. Vôtre Soeur en partant d'ici le 19 Court Vous fit Mille Compls. Autant m'ont chargé de Vous [faire] Vôtre Beau Frere, tous nos Parens d'Eka, ainsi que Nos Bons Voisins de Ribbingebec, de Torstuna, de Nysätra et de Bongsbo. Le 14 Court se fit L'Election pour la Cure vacante de Fittia, où Nôtre Redd Mr Berg obtint la pluralité des Suffrages.

Vos Freres se portent bien, l'un à Drottningholm, cantonné avec l'Escadron, L'autre à Stholm. Ce dernier, logé depuis l'an 1786 chez Mr Rydstedt, changera de demeure ce printems et va être logé dans la petite Maison du General Pechlin, prenant deux chambres pour lui et une pour le valet.

Ce que Vous m'écrivez au sujet du Voyage d'Angleterre me paroît très fondé. L'affaire de Ryda est encore au croc dans le Bureau d'Avocat Fiscal de la Chambre des Comptes. Nous n'avons point employé encore de bonne Main dans toute cette affaire, croyant que le deastre parlât pour nous.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

 

Senast ändrat eller kontrollerat den 8 augusti 2008.

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