Brev frĺn Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 21 oktober 1790.

A Ryda ce 21 Octobre 1790.
Ankt. den 20 November, besv. den 15 Decem.

Mon Cher Fils. Le 7 Septbre j'eus le plaisir de recevoir Vôtre agréable Lettre du 4 Août, et je ne me serois pas refusé si long tems celui d'y faire réponse, s'il ne fût arrivé, que quelques jour après qu'elle me fut venue, Made Suthoff, s'en retournant à Sthlm, l'emprunta avec quelques autres papiers pour la fair voir à Mr Son Frere. De là elle ne me revint que Mardi passé le 19 Court, et après que le l'eus redemandée.

Par ma precedante du 20 Août je Vous envoiai 100 rdl. d'Holl. en une Lettre de Change, dont voici de Double ou la 2e; et je Vous rendis conte de ma requête, presentée en Vôtre Nom à la Direction de la Fabrique du Château. Le même jour j'eus une Lettre de Mr Lannerstierna, qui me manda avoir apporté Vos desseins au Bar. Adelcrantz, qui les avoit reçûs avec beaucoup d'amitié, et prié de les pouvoir garder quelques jours, en promettant ses bons offices auprès du Senateur Comte Bondé, Marechal du Roiaume, maintenant à la campagne. Mr. Lannerstierna a été voir de même les autres Msrs, auxquelles j'avois écrit. Tous ont témoigné vouloir Vous servir auprès de la dite Exce, qui seule compose la sus dite Direction. Le General de Hermanson et Mr de Piper m'ont aussi répondu par écrit très obligeamment, ainsi que Mr Lavin; et Mr Réen, voiant que la dite Exce tardoit bien à retourner en Ville, même après le retour du Roi, me fit écrire par son Gendre Msr Hochschild pour me conseiller de m'adresser directement à Sa M, à fin de me prevaloir du bon effet qu'eurent fait Vos Desseins, et de la bienveillance du Public à l'occasion des adversités, causées par la guerre à nôtre maison.

Cependant le Baron de Silfverhielm, lors de sa Presentation, avoit parlé au Roi très avantageusement sur Vôtre sujet, et à la priere de Vôtre Cousin il se chargea gaiement de faire voir à S.M. Vos Desseins. C'est ce qu'il fit le 7 Septbre, et le Roi les a trouvés charmans, tant par rapport à l'idée, qu'à l'execution sur le papier.

Sur la priere du Baron Silfverhielm, de garder les Desseins jusqu'au retour du Duc de Sudermannie [hertig Carl], pour les faire voir à S.A.R., Mr Lannerstierna ne put lui refuser, contant les montrer ensuite à Msr Ankarsuerd et Lagerbielke. Il avoit chargé le Baron de Reuterholm, comme lié étroitement avec le Comte, Grand Marechal, de s'emploier auprès de S.Exce.

Je fis au Roi ma très humble Requête et en chargeai Mr de Schroederheim. Je m'attendois à apprendre qu'elle seroit remis à l'avis de la dite Exce. Mais je fus bien surpris le 1 de ce Mois en recevant une lettre de la main du dit Secretaire d'Etat, écrite la veille au milieu du fracas d'une Ceremonie qui occupoit toute la Ville, pour m'informer que, sans prendre l'Avis de qui que ce soit, Sa M avoit aussi tôt accordé 2 ans de Prolongation de Ve Pension. J'ai chargé mon Correspondent au Bureau de Postes de paier et de retirer L'Arrêt, qu'on me fit esperer au bout de 8 jours, mais qui n'a pas été expedié encore, de m'en donner Copie et de consigner l'Original à Msr Lavin. Je ne pense pas demander pour Vous la Continuation de Vôtre Congé; car voiageant aux frais du Roi, Vous devez être censé le faire par Ordre de Sa M, et en ce cas Vous n'avez que faire de Congé. Mais si les gens du Departement de la Guerre Vous en expedient un pour leur profit particulier, ou si le General Vous l'obtient, je le paierai volontiers.

Ainsi, Mon Cher Fils, je Vous felicite d'avoir obtenu Vôtre souhait de voiager deux ans encore avec la Pension de la Cour, ce qui Vous fait bien de l'honeur et à moi une grande épargne. Un second et plus grand avantage encore, que nous tirons de ce bienfait du Roi, c'est qu'il sert à convaincre le Public chez nous, que nôtre Nom n'est pas rejetté de la Cour, quoique à la derniere Diete Vos deux Freres fussent censés être de l'Opposition.

C'est ce qui me fait aussi augurer du bien pour Vôtre Cadet; qui fut si terriblement blessé devant Vibourg, quoiqu'il n'ait encore rien obtenu en recompense. Sa Constance dans ce malheur, sa patience, sa serenité de son humeur, son dessein et sa capacité de servir avec un oeil et un bras, lui ont gagné une bienveillance universelle et une celebrité bien audessus de son âge et de sa condition. Le 12 Septbre il arriva à Sthlm, avec Msr le Duc de Sudermannie, par la Fregatte Camille. Il n'est pas venu nous voir encore, tant à cause du bras tronqué, qui n'est pas encore entieremt gueri, que pour obeïr à un grand nombre d'Amis, qui lui conseillent de faire assidûment la Cour jusqu'à ce qu'il ait obtenu quelque chose. Une troisieme raison est, qu'en qualité d'Aide de Camp du Roi et de l'Etat Major, il doit être à portée de servir S.M. dans l'Entrée publique qu'Elle fera un de ces jours avec la Flotte Côtiere: la quelle, avec ces Vents contraires et ce tems froid et humide, revient de Finlande bien difficilement, pour s'assembler à cet effet à Vaxholm; mais elle vient d'avoir ordre de le faire à Nycleviken, tout près du Port de Stockholm.

Nos bons Voisins de Torstuna m'apprirent un de ces jours, d'après des lettres particulieres de la dite Ville, qu'il avoit été crée Chevalier de l'Ordre de l'Epée le 11 de ce Mois. Mais il ne m'en a rien écrit lui même, seulement il témoigna n'agueres craindre qu'on ne voulût s'acquitter envers lui par une marque exterieure, en aiant déja une assez apparente et bien moins equivoque. Aiant appris en Finlande que le Roi avoit témoigné vouloir garder pour un de ses Officiers le plus grievement blessés une Capitainerie dans la Cavallerie des Francs Alleux /: Adelsfanan :/, devenuë vacante en Scanie, il la demanda d'abord après son arrivée, mais en vain. Un jeune Comte Robert Rosen, sain et sauf, l'obtint avec un Benefice de bas Officier dans le même Corps, pour lui faire un revenu de m 20 dal. Chevalier de la Cour du Duc Charles, il a 3000 dl. En 1788, étant Lieutenant de la Marine de Carlscrone, il fut envoié Courier à Constple, y passa la dite année et celle 1789, coûta au Roi 5 a 6000 Rdl., revint et fut fait Aide camp Superieur avec le grade de Major, fit la derniere campagne auprès de la Personne du Roi, et obtint à la conclusion de la Paix le grade Lieut.Colonel. N'aiant point de biens, il a besoin de plusieurs benefices à la fois pour pouvoir vivre à la Cour. Ensuite Vôtre Frere blessé demanda une des deux Compagnies vacantes dans le Regt Roial Nericie et Vermelande. Mais ce fut aussi en vain. Son Protecteur Mr Ancarsuerd, aiant été fait ces jours passés Intendant le la Province de Calmar, a eu pour Successeur ce Msr Cronstedt, avec qui Vôtre Frere Cadet fit sa premiere Caravane en 1782, et qui aiant servi d'Aide camp au Comte Ehrensverd à la journée de Svensksund le 24 Août 89, a obtenu en moins d'un An les grades de Lieut.Colonel et Colonel. Avec le titre de Ministre de Marine il aura la Direction non seulement de la Flotte Côtiere, mais aussi de celle de l'Amirauté. Nous supposons, qu'on lui donnera pour Aide des Officiers entendus et bons hommes de plume, qui ont servi en cette qualité auprès de Mr d'Ancarsuerd. Ce sont les Capitaines Valberg et Vôtre Frere. On avoit offert à ce dernier la place de Marechal de logis du Regt le plus mal payé dans toute L'Armée, celui des Dragons de Bohus; mais il la refusa nettement. I[l] n'aimeroit pas non plus à être relegué Commandant de quelque bicoque ["obetydlig fästning"]. Ne pouvant se passer d'un Valet, il ne se tirera pas d'affaire avec sa paye d'Enseigne et la Contribution de Capitaine.

Le même jour que je Vous écrivis en dernier lieu, je reçus le soir une lettre de Vôtre Cousin à Petersbourg, qui m'apprit que Vôtre Frere Charles, avec ses Compagnons de captivité: Mr Adlersparre, Capite, et Mr Silvrestolpe, Cornette au même Regt et le Baron Posse, Capite dans le Royal Yoencoping, y avoit passé 6 jours et en avoit déja été transporté à Nischney Novogorod, sur le Volga à 92 lieues d'Alemagne au delà de Moscou. Ils étoient venus à Petersbourg, sans autres hardes, que les habits portés le jour du Combat, et en étoient partis de même. Ils y avoient été resserrés, sans plume ni papier, et tellement que Charlot ne put aller voir ses Cousins que pour une heure la veille de son depart et après avoir gagné la Garde à cet effet. Mes deux Neveux lui ont offert leur bourse, Mais il a repondu n'en avoir pas besoin. Ensuite Mr Adlersparre le Cadet m'a écrit de Savolax, qu'il avoit déja envoyé à son Frere 400 Rubles en lettres de change à partager avec Vôtre Frere, et dans une autre lettre 200 Rdl. en billets de Banque de Suede, qui ont bonne valeur en Russie. De sorte que ces deux Prisonniers ne seront pas à l'étroite en fait de fonds. Cependant ayant appris le 26 Août que la Paix avoit été conclue à Verelé le 14 et ratifiée le 19 du dit Mois, j'écrivis de lendemain à Charlot et à mon neveu Josué, en priant caluici et son Ainé de lui fournir tout l'argent qu'il pourroit demander en revenant à Petersbourg. Le 5 Court j'appris par une autre lettre de mon dit Neveu, qu'il en avoit eu une de Vôtre Frere, écrite à Nischney Novogorod, où il étoit arrivé en bonne santé et se portoit bien, le chargeant de nous saluer et de nous donner de ses nouvelles, ne voulant pas écrire directement hors du Pays, pour des raisons.

Cet Escadron, conduit par Adlersparre, de Sillén et Silverstolpe, est la seule Cavallerie qui ait combattu dans toute cette guerre. Elle s'est bien battue durant 2 heures et ½, assaillie devant et derriere par des troupes regulieres et par des Cossaques, abandonnée par L'Infanterie, composée de la Milice appellée Varguerning de Cayanebourg, qui se sauva bien vite dans les bois en se debandant. Vôtre Frere a eu un Cheval tué sous lui: des Cavaliers, qui l'avoient vû tomber, avoient raconté sa mort, qui passoit pour sûre dans la contrée, quoique nous n'en apprissions rien. Il perdit à la fois ses trois bons Chevaux, celui qu'il montoit, Un autre qu'il avoit preté à Mr Adlersparre, et un troisieme que montoit son Valet. En montures, armes et bagage il a perdu 8 a 9000 dal. Mais nous le remettrons à cheval. Le Roi a créé Chevalier de l'Ordre de l'Epée Mr Adlersparre et Lieutenant Vôtre Frere, qui depuis un an étoit le plus ancien Cornette dans le Regt.

Les Prisonniers du 3 Juillet sont de retour depuis du tems, et quelques uns reviennent commandant leurs troupes ou navires respectifs, comme Msrs Coyet et Egrestroem; conduisant chacun sa Galere, et arrivés déja à Vaxholm. C'est là que toute la Flotte Côtiere devoit s'assembler, pour être mené à Stockholm par le Roi en Personne et avec la pompe d'un Triomphe. Maintenant, après que le trajet a été fort retardé par le vent contraire et par les pluies, que les gens ont extremement souffert par les Maladies, que les jours sont raccourcis et que le froid se fait bien sentir, le Rendezvous est donné à Nyclevik, endroit peu éloigné de Blocusudde, c'est à dire à ¼ de lieue de Stocolm. Voici une redite, j'oubliais que j'en ai déja parlé plus haut.

Pour revenir à Charlot, je m'imagine, que lui et Mr Adlersparre, intimement liés d'amitié, et n'ayant pu d'un exil si éloigné revenir à tems pour joindre leur Regt, feront quelque voiage pour voir plus de pays. Ainsi on ne prevoit pas, par quel chemin ils se rendront à la Patrie, voiageant à leurs frais et dépens.

Ce 22 Octobre j'avois écrit jusqu'ici quand je fus interrompu par des Etrangers. La Recolte a été bonne chez nous, mais extremement tardive et difficile à cause des pluies presque continuelles depuis la Mi-Juillet, de sorte que nous ne finimes à engranger l'orge que le 7, l'aveine le 18 Court, et aujourd'hui les pois, ou pour mieux dire leur paille, puisque ce legume fut perdu par la grande gelée du 31 May, la quelle endomagea aussi le Seigle, alors sorti en Epi, assez mediocrement ici, mais en bien d'endroits tellement, qu'il faloit le faucher pour servir de foin. Les champs pousserent après celà un foible Regain, qui n'est mûri qu'après la S. Michel [29 sep.]. L'Uplande est en general foible en seigle, pour cette année, mais assez abondante en Froment et surtout en Mars, qui sont pourtant plus forts en pailles qu'en grains. Nôtre beau Froment, de bonne heure abattu par les pluies, fut gâté. de sorte qu'il ne vaut rien ni en pâtisserie, ni même en pain. Les autres Contrées du Royaume ont été plus heureuses en recolte, ce qui empechera le bled de hausser comme il fit l'hiver passé, où en Uplande même. Le seigle se vendoit 13 plates et l'orge à 11. Aussi je debitai alors 300 tonneaux moins que l'année precedante. Pour cette année j'espere aussi me refaire par la quantile de ce que je perdrai en diminution des prix. Cependant il s'en faut bien que nos Greniers ne seront aussi riches que le promettoient les Guerets.

On dit que Vôtre General, ce digne Citoyen, veut quitter le Service. Je ne sai pas par qui il sera remplacé. Mr de Röök, qui en sortit il y a des années, suivit l'année passée le Quartier General, sans doute avec des plans d'attaque sur Fredricshamn et Vibourg. Sur la fin de la campagne il écrivit à Mr Adlerstam, Conseiller de Commerce, une lettre, qui a été fort repandue, et où il soûtint, comme de droit, que Condé, Turenne et Frederic II n'auroient fait pour lors en Finlande ni plus ni autrement que venoit de faire Gustave III: que la cause en étoient Le Duc Charles et la Flotte de Carlscrone, qui en ne délogeant pas les Vaisseaux Russes de Porcala, avoient empeché la fonction des [deux?] Escadres de la Flotte Côtiere, &c. Cette année on n'a plus parlé au Colonel Röök. C'est le Baron Mr Otton Vrede, Capitaine d'Artillerie, qui dans les trois Campagnes consecutives a dirigé les Attaques, destinée main non pas executées, contre Fredericshamn et Vibourg. Aussi ce jeune homme, de l'âge de Vôtre Cadet, atil obtenu en 1788 le grade de Major, en 1789 celui de Lieut:Colonel, et 1790 celui de Colonel. Le jeune Druva, fait prisonnier le 24 Août 1789, est devenu Major. Son Pere, qui a fait les trois campagnes comme Chef d'un Corps de Chasseurs, sans voir l'Ennemi, mais pour [rater?] de [apparoître?] en Justice pour avoir falsifié des bornes, a obtenu le grade [de] Colonel.

Tous nos Proches d'Orby, d'Acrelenna, d'Eka et de Vernesta, ainsi que Nos Voisins de Torstuna et de Bongsbo, Vous font Mille Compls. Vôtre Mere Vous embrasse et en priant Dieu qu'il Vous ait dans sa sainte garde, je suis le tout Vôtre

GW de Sillén.

Nous avons pris pour Fille adoptive une petite Acafs [Anna Charlotta af Sillén], Vôtre Cousine d'Acrelenna, dans sa 4me année, Filleule de Vôtre Frere Cadet, C'est une jolie enfant, eveillée mais douce.

Le 18 Septbre le feu prit au toit du Corps de logis à Vernesta, en plein jour, mais irrité par une forte tempete, et consuma ce bel Edifice. Mais on sauva le Mobilier, ainsi que les Ailes et la Basse Cour. Vôtre Oncle et Vos Cousines se sont établis à Eka, en se proposant de rebâtir le dit Corps de logis. Maintenant ils sont à couvrir d'un toit de planches les Caves. C'est une grosse dépense, vû leur largeur. Mais aussi ces Panches pourront également servir à la Bâtise même.

Je ne me rappelle pas, si je Vous ai rapporté, qu'en printems passé nous fimes planter entre cette Maison et la Basse Cour 13 Saules et 18 Frênes ou Erables, qui tous ont bien pris. Mr de Moerner, qui n'a fini sa recolte, si ce n'est aujourd'hui, a promis de m'envoier un nomble [sic] de Saules, quand il fera prendre ici de Vos jeunes Arbres pour la Plantation du Baron Charles. Je les destine à remplacer ceux que Vous fites planter, le long du Grand Chemin, et qui ont tous peri. L'Allée d'Orby, quoique arrosées deux années consecutives, secha pourtant dans la troisieme. Nous la fimes replanter en printems passé, et jusqu'à present elle paroit se maintenir.

Vôtre Cousin Charles Gustave, après avoir fait avec honeur les trois campagnes, fut nommé Enseigne dans le Roial Uplande le 10 Juillet, jour de la Victoire de Suensksund. Il avoit obtenu auparavant du Colonel un Benefice de Sergeant, dans le même Regt et que le Roi lui a permis de Garder jusqu'à ce qu'il en obtienne un d'Enseigne.

Le Comte de Bunge, Conseiller de Chancellerie, a enfin trouvé bon de se demettre de sa Lieutenance dans le Regt des Gardes Cuirassées, Ce Benefice devroit être à Vôtre Frere, mais il est fort probable qu'il sera donné à quelque autre Courtisan, pour le faire vivre plus commodement à la Cour.

Dans un Mois je conte Vous envoier une autre lettre de Change. Mais, helas! Le Change ne cesse pas de nous être très desavantageux, non obstant la Paix recouvrée. Il est de 52 a 53 ß pour Amsterdam, au lieu de 44 au Pair: de 55 a 56 pour Hambourg au lieu de 46, de 5 rdl. 4 ß pour Londres; de 9 ß ½ la [livre tournois?] de France. Mais le pis est que [pour avoir une Lettre] de Change, il faut acheter des Billets de Be pour ceux de R.G. avec 12 p.C. de perte.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 17 juli 2008.
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