Brev frĺn Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 1 juli 1790.

A Ryda ce 1 Juillet 1790.
Ankt. den 30 Juli, besvt. den 7 Augusti.

Mon Cher Fils; Vôtre Lettre du 15 Mai, arrivé le 15 Juin, Nous a donné, tout comme les autres fois, un des plaisirs des plus sensibles, en nous apprenant le bon état de Vôtre Santé. Veuille le Bon Dieu Vous en faire jouir constamment!

Je dis Nous, quoique je suis ici isolé depuis le 7 Juin, que Vos Mere et Soeur allerent prendre les Eaux de Setra. Mais je leur ai envoié Vôtre lettre, et je ne l'ai de retour que par l'ordinaire d'avanthier.

Je ne Vous donnerai point de Leurs nouvelles cette fois, que Vous les apprendrez par la lettre ci jointe de Vôtre Soeur [saknas]. Quant aux miennes, je me porte bien après une Maladie, où je tombai peu de jours après Vous avoir fait ma precedante lettre du 12 Avril. Je m'y attendois depuis quelque tems aiant fait observer à ma Femme, que les pieds me commenceoient à se gonfler et que le Visage même étoit trop plein, ce que je pris pour marques d'une hydrophilie naissante. Je fus allité le 19 Avril et d'abord affecté assez violemment, mais après 3 jours tout le mal se jetta sur la jambe gauche, rougie enflé et souffrante depuis le genouil jusqu'au bout du pied: et nous découvrimes que mon mal étoit l'Eresipele /: Rosan :/, maladie peu dangereuse, dit on, mais dont on ne guerit presque jamais parfaitement. Debout depuis la Mi Mai, je marche avec presqu'autant de facilité qu'auparavant, quoique la jambe soit un peu plus grosse que l'autre, très sensible et prête à s'ulcerer au moindre attouchement. Au reste je respire mieux, après celle eruption du mal, que je ne fis depuis deux ans, que je me croiois l'asthme ou l'hydrophilie de poitrine.

Pour ce qui est de Vos Freres, la derniere lettre que j'ai eue de Vôtre Puiné, étoit du 8 Juin écrite entre Heinola et la frontiere, où il n'avoit alors été qu'une fois en echarmouche avec les ennemis pour les eloigner de nos Magasins en les délogeant de quelques villages par eux occupés sur nôtre territoire. Il se felicite de ce que ses Dragons, sur ce coup d'essai, n'avoient conçû trop haute opinion des Cossaques, qui en effet ne lui paroissent guere redoutables.

Vôtre Cadet, comme attaché au Quartier General de la Flotte Côtiere, ne mande rien à personne, et ne peut donner de ses nouvelles que bien rarement au Colonel d'Ancresuerd, qui m'en fait part chaque fois tout aussi tôt qu'il les reçoit. Sa derniere lettre est du 9 Juin écrite dans le détroit de Bioerkoe à l'Est du Golfe de Vibourg. Pour lors il étoit bien portant. Precedemment on avoit eu de lui une lettre du 15 Mai, jour même de l'affaire de Fredericshamn, dont il avoit été, et qui a été celebrée avec beaucoup de Solemnité à Stockholm et dans tout le Roiaume.

Vôtre Tante à Orby se porte bien avec ses deux filles cadettes. Elles me chargerent de mille Compls pour Vous, vendredi passé que je fus les voir.

Vôtre Oncle d'Acrelenna, après six mois de grande maladie essuiée par lui et par toute sa maison, s'est bien rétabli, quoiqu'âgé de près de trois ans plus que moi. Il passa ici près de 8 jours sur la fin de Mai. Joieux de Vos bonnes nouvelles, il Vous fit de bouche mille Compl. les plus affectueux, et en fait autant dans chaque lettre qu'il m'écrit. La Recolte de l'année passée lui aiant été très desavantageuse, il a du acheter pour son Ménage quantité de Grains, au lieu d'en vendre. Mais ses bleds sur pied sont beaux et n'ont que fort peu souffert par les Vers, qui ont fait bien de ravages dans nos guerets et plus encore dans presque toute L'Uplande. Cette même espece de vers, de la longueur d'une ligne, menus, blancs et au museau noir, non contente d'avoir consumé le seigle en herbe semé avant le Mi-Août, travaille encore aux mêmes endroits en rongeant l'orge, qui y a été resemée. Par bonheur nous avions mis, pour cette année, en Seigle un quart de plus de terrain qu'à l'ordinaire; de sorte que jusqu'à ce jour j'ai encore l'espoir d'une bonne recolte, quoique le ver à épi blanc travaille tous les jours à diminuer le Seigle. Nôtre froment est beau, et les Mars moins foibles que dans le reste de la Contrée.

A Eka et Ekholmen les vers et une gelée du 31 Mars ont fait un terrible dégât, ainsi qu'en bien d'autres terres. Au reste on s'y porte bien, de même qu'à Vernsta, Bioernarbo, Torstuna, Bongsbo, Ribbingebec &c. &c. En tous ces Endroits on temoigne prendre un vif interêt à Vos Nouvelles.

Passons à Vos Affaires. Voici comment s'enonce Vôtre digne General dans sa lettre à moi de C.stad le 12 Fevrier passé. "Att Conducteur af Sillén ernått Lön, var intet annat än Justice, som sket hånom så väl i anseende til Tour som Dess rara Talens. Min önskan vore än mer upfylld, om jag framdeles kan vara til hans tjenst. Sillén måtte erfara oro hvar han vistas ock kommer: en oro, som utbredt sig mest öfver hela Europa. Jag önskar att åter få se hånom med all Satisfaction öfver dess trägna möda ock besvärliga resor." Med all &c. &c. Ce General disgracié pour quelques jours, durant la diête de 1789, à cause de la fermeté avec la quelle il disculpa toute l'Armée au sujet de la Retraite de devant Fredricshamn le 4 Août 1788, Membre du Conseil de Guerre, comme Vous savez, ne parut pas assez souple dans celui qui s'assemble encor à Fredericshoff. Il en a donc été éloigné, d'abord par la commission d'aller examiner l'état de Gotenbourg et d'autres places fortes, en suite par le Commandement en chef en Scanie. Depuis 1788 il n'a point presenté d'Extrait de Vos Lettres, croiant, comme de raison, plus à propos de les reserver à un tems plus tranquille. Cependant je continue à faire ces Extraits en quadruple: un Exemplaire pour notre Bibliotheque et nos Proches, le 2d pour le General, le 3me pour S.E. le Senateur Comte de Bielke, et le 4me pour Msrs de l'Art, Intendants, Professeurs, &c. Mais tous restent ici depuis un an, à cause que Vos Freres, qui copioient vos Desseins dont devoient être accompagnés les Extraits, sont occupés à la Guerre.

Je suis charmé d'apprendre, que Vous avez prevenu Nos souhaits en envoiant à la Patrie un Ouvrage de Vôtre Dessein. J'espere, que dans peu l'heureux retour de la Paix et du Roi faira naître quelque bonne occasion de le presenter à Sa M. En deliberant avec Mr de Troil, nous avions resolu de Vous conseiller à songer à quelque Oeuvre relative aux travaux Militaires du Roi: à un Arc de Triomphe, en cas Sa M prit et gardât quelque Place ennemie: à defaut de celà, à quelque Decoration Allegorique sur le même sujet, sur la Magnanimité qu'il y a à attaquer, ebranler cette Puissance Colossale de Russie, sur les bienfaits rendus à la Suede en lui apprenant à connoître ses forces, à l'Europe en rétablissant l'Equilibre, aux Musulmans en arrêtant le progrès de leurs plus grand fleau, de ces hommes du Nord à chevelure blonde, dont Leurs Propheties leur font peur. Pour grossir le nombre de ces Travaux Herculiens, on pourroit y faire entrer les Voiages en Pays Etranger, les Victoires du Heros remportées chez lui sur l'Hydre de Desunion, sur le Geant Cacus de l'Anarchie, sur l'Amour du Repos, sur la Mefiance de ses Forces &c. &c. le tout, soit à mettre en Tableaux ou en Bas reliefs, adapté à une Rotonde ou Octogone, comme sera la Grande Salle du Casin de Haga, ou à une Gallerie &c.

Le Prieur de Torstuna étant à Stockholm il y a un Mois, fut voir la fabrique du dit Casin auquel on travaille egalement non obstant la guerre. Je Vous previens, qu'il est compatriote et Ami de Mr Templeman, et je crûs m'apercevoir que son recit s'en ressentoit. Selon lui, voici le contour du premier Plan, qui étoit celui de ce Professeur, et qui a été changé par Mr Desprès principalement en allongeant de 140 pieds chacune des deux branches de cette Croix Grecque, de sorte que la façade de ce Casin doit pour la grandeur l'emporter sur une de celles du Château de Stockholm. Le Prieur m'a raconté aussi et avec complaisance, que cet Architecte Ostrogoth avoit projtté un Clocher à elever sur le Dome de Ste Hedevie Leonore, qu'il en avoit obtenu l'Approbation et qu'on ne tarderoit guere à la mettre en execution. Pour lors je ne pû que me recrier contre une barbarie si manifeste; entreprise egalement inutile, folle, couteuse, hazardeuse. Pauvre Patrie! desolée par nombre de fleaux, entre autres pas ses Architectes. Ce fut avec bien de la peine que les gens, je ne dis pas de goût, mais de bon sens seulement, parvinrent à empecher en 1766 la bâtise des deux Tourelles, qu'on attachoit à cette même Eglise, beaucoup plus belle actuellement, que ne le croient tous les Paroissiens.

Tombé comme je suis sur le sujet des gens de Vôtre Art, je Vous dirai, que Mr Réen depuis sa retraite s'amuse dans sa 73me année à graver les Desseins s'après Nature tirés par lui même en 1755, lors de son sejour à Rome. J'ai vû avec bien du plaisir 6 a 8 Planches de sa façon, dont il avoit fait present au dit Prieur Ramstedt. Il y avoit le Temple du Soleil, Sta Maria Medica, Tivoli, Frascati &c. Je jouis d'avance du plaisir de voir un jour plus en grand, que je ne le fais déja par Vos lettres, dans Vôtre Portefeuille la difference que le Tems vorace a mis dans ces Monumens durant ces derniers 35 ans.

Mr de Lannerstierna en allant prendre les Eaux de Medevi vint nous voir la moitié d'un jour peu avant le depart de Vôtre Mere. Il sera de retour presqu'en même tems qu'elle, Mais je ne sais pas sûr qu'il aura le tems de prendre le chemin qui le rapproche de nous. Je ne doute aucunement de sa bonne volonté à faire parvenir au Roi et avec avantage Vôtre Oeuvre en question, s'il en trouve le moien. Tout l'automne de 1789 qu'il faisoit les fonctions de Secretaire d'Etat pres de la Personne de S.M. dans les Voiages de Delecarlie, de Gottenbourg &c: il étoit vû de très bon oeil. Mais comme il sert bien sans Charlatanerie et sans s'echauffer pour ou contre aucun parti, sa faveur passa sans qu'il en eut tiré parti pour lui ou pour les siens. Cependant je pense que S.M. ne discontinue pas de lui rendre justice ainsi qu'à ses Proches. Témoin son Beaufrere le Docteur Vallenstråle, qui vient d'être crée Eveque de Calmar, quoique son Frere le Conseiller de Chancelerie tint le parti Patriotique dans la derniere Diête. C'est ce qui me fait augurer, que la reputation qu'ont vos deux Freres d'avoir tenu pour L'Opposition, et le Cadet surtout traduit auprès du Roi comme aiant été Operateur, ne nuira point à leur fortune ni à la Vôtre. Et ce qui fortifie cet espoir, c'est le choix qu'a fait S.M. du dit Cadet pour être son Aide camp sur la Flotille.

Je pense qu'au retour de la Paix, que je crois peu éloignée, Vôtre General reviendra en Cour et pourra, mieux que tout autre, Vous rendre justice auprès du Roi. En attendant ce moment, n'écrivez rien à la Direction, comme je ne ferai non plus aucune demarche, bien resolu de guetter une Conjoncture favorable, et en cas du contraire Vous fournir moi même dans l'année prochaine 300 rdl., qui jointes au produit de Vôtre Appointement pour la même année et le dernier quartier de la courante, ensemble une bonne moitié de Vôtre Pension pour cicelle, Vous feront entre 5 et 600 Rdl. Il y a du tems que j'avois decerné ce fonds, à tout evenement, pour Vôtre retour chez Vous. Voici, quel étoit mon projet. Je croiois que Vous seriez content de quitter Rome à l'entrée de l'hiver prochain pour l'aller passer en voiageant dans les païs chauds de Naples, de la Calabre, de Sicile: de là à Livourne, puis à Genes, à Marseille, théatre des talens du Puget, à Nimes, et Arles pour les Fabriques Antiques, à Avignon, à Lion, &c: à Paris. Ici il ne s'agira pas seulement d'étudier en Vôtre Art, mais principalement à prendre ce vernis de manieres, sans le quel un Artiste n'est regardé à la Cour que comme un Ouvrier, une Machine à emploier aux moindres frais possibles. De Paris je pensois que Vous deviez prendre la route du bon Brabant et de la merveilleuse Hollande, pays qui faït une Ville, par consequent, la plus grande du monde! Une autre raison de prendre la route des Pays Bas, c'est de voir les belles fortifications de Valenciennes, de Mons, et d'autres qui quoique moins fortes ne laissent pas d'être regulieres. D'où le retour, par Gotenbourg et nos pays d'Ouest, ne coûteroit pas grande chose. A ce compte nous esperions Vous ravoir avant la fin de l'année prochaine. Mais d'autant que Vous souhaitez Vous même passer une année encore à Rome, pour le bien de Vôtre Art, je ne puis qu'applaudir à un si genereux dessein, et je n'épargnerai rien pour Vous en fournir les moiens, en cas que nous ne reussissions pas à rien obtenir de plus de la Cour, contre toute attente. Ayant assez de coeur pour sacrifier quelque chose du sien, on a meilleure grace de reclamer le secours du Prince, et tout [sic] ou tard on en obtient avec de patience.

N'aiant d'accès auprès de personne dans la Direction, et ne presumant pas que le Baron d'Adelcranz aime à concourir à Vous faire passer à Rome plus de tems que n'a fait aucun autre Voiageur Suedois, je ne crois pas devoir m'adresser à la dite direction. J'en obtins, il est vrai, en 1788 la recommandation que je lui demandoi pour Vous. Mais elle étoit à peine expediée, qu'il arriva l'ordre du Roi de continuer Vôtre pension. Cet ordre, obtenu par Vôtre General et emané du Departement de la Guerre, prevint nôtre requête et l'avis de la Direction. Si sur icelui nous obtinmes l'augmentation d'un tiers, ce fut par le Credit de Mr de Schroederheim, et peutêtre en recompense de ma conduite dans l'affaire du brandevin, la quelle en l'année precedante avoit partagé les Esprits dans la Nation.

Le Sr. Gladhem, nouveau Caissier de la Direction, doit être un homme bien timoré. Aiant reçu Vôtre Acquit et Vôtre Pouvoir de recevoir la Pension, je les lui fit d'abord insinuer par mon Correspondant [sic], pour lui laisser l'un et reprendre l'autre. Il me fit signifier qu'il devoit garder l'un et l'autre à titre de Verification. N'importe. Par l'ordinaire d'avanthier le Pouvoir me fut renvoié, pour que je le transportasse expressement sur le Correspondent [sic], pour qu'il puisse recevoir et acquitter la Pension actuellement prête à être delivrée. Je ne saurois qu'être satisfait de cette Nouvelle, mais au lieu d'une Translation de Pouvoir, j'envoie par l'Ordinaire de demain mon propre Acquit en forme, pour être donné en echange de l'argent, comme je fais toujours avec les Banquiers. Ainsi, Mon Cher Fils, je serai en cinq ou huit jours au plus nanti de Vos 300 Rdl., non en Especes ou monnoie de Banque, mais en Riks Gäld, c'est à dire en billets du Bureau des Etats. Je ne veux pourtant pas differer de Vous écrire jusqu'à ce que je puisse Vous envoier une Lettre de Change, car il faut du tems pour acquerir des Billets de Banque, qu'on trouve parfois à 6 pour cent, mais qu'on paie 7 p. C. lorsqu'on est pressé d'en avoir. Et de ce bon Argent de Banque il faut encore payer 52 Escalins par Rdl Court de Hollande, c. à. d. 108 rdl. 1/3 de Su. pour 100 rdl. Court de Holl., quoique ceux ci vaillent 5 a 6 pour C. moins que ceux là. Quelques jours de poste le Change est encore a 53 Escalins. C'est pourquoi je ne compte pas Vous envoier à la fois tout Vôtre Argent, mais en tiers à chaque remise, pour voir si la Paix ou la rentrée pourra baisser un peu ce Change en nôtre faveur. Attendez Vous à recevoir par ma premiere lettre une de Change de 100 rdl. Court Holl.

Vous aurez peutêtre appris par les gazettes étrangeres le grand incendie que le 17 Juin reduisit en cendres les 4/5 de Carlscrone, y comprise la Grande Eglise et L'Allemande. Celle de L'Amirauté ainsi que tout le quartier de la Marine, entouré d'une Enceinte, fut sauvée. Le feu a pris à 2 heures et ½ l'après Midi dans la brasserie du Lieut. Colonel Amén par la negligence d'une servante. Si les Murs mêmes de la Principale Eglise sont ruinés, qui fait, si le Roi ne trouvera pas à propos d'y faire lever Vôtre Rotonde, qui toujours contiendra plus d'espace en moins de circonference? L'Eglise brûlée, Ouvrage achevé de mon tems sur les desseins du Comte de Tessin l'Ancien, étoit longue, étroite, aiant, au lieu de bas côtés, des Niches profondes de part et d'autre, un portail assez orné de Pilastres de Pierre d'Oelande, et deux Clochers trop petits pour une si grande Masse, semblables à des Souches de cheminées. L'Eglise Allemande étoit petite et belle, formoit un Octogone terminé en Dome et accompagné des trois branches d'une Croix Grecque. Au lieu de la quatrieme, qui peutêtre devoit servir de Porche, on n'en voioit de montems, il y a 30 ans, que le Soubasement.

Pour ce qui est du Caveau à construire dans nôtre Cimetiere, cette bâtise n'aura pas lieu en cette année, à cause de la diminution de nos boeufs en nombre et en force, quoique le Mineur travaille depuis 2 semaines et ½ à fendre les pierres. Un charrois de ce poids par un chemin de plus de 400 toises m'épouvante, et je remets l'ouvrage à un tems plus commode. Vous êtes bien fondé à desapprouver un Obelisque pour couronnement de la tombe. Je ne me suis non plus assez bien expliqué. Je ne voeux la couvrir que de terre en forme d'une butte ou d'un tertre, entouré d'arbre, et le sommet terminé d'une pierre de la forme d'une borne ou Marque Midiaire, dont la figure à la grandeur près, ressemble chez nous à un Obelisque en petit. Mais peutêtre n'y faudrat il rien placer au dehors, sinon une porte de fer avec le Nom de la Famille gravé dessus. Car si l'on y mettoit des lettres de Cuivre doré, les poliçons les arracheroient.

G.W. af Silléns familjegrav på Nysätra kyrkogård.

Je n'ai rien bâti depuis Vôtre depart. La recolte de l'an 1786 ne me fournit point de moien de le faire. L'année suivante je me bornai donc à faire deux chaussées pour servir de voies aux deux Guerets du Holmen. Les deux hivers suivans l'excès de Neige m'empecha d'avoir des Materiaux; et ce dernier fit le même effet par un defaut total de neige. Si l'hiver prochain sera plus favorable il me faudra aller au plus pressé, qui est l'aile meridionale d'Orby, de 80 aunes de longueur et pour la quelle il me faut au de là de 400 poutres, dont je n'ai pu obtenir depuis trois ans que 60 à 70 entout. Si l'année ne sera pas tardive, je pourrai bâtir à Orby et sur le Cimetiere à la fois, puisque ce n'est que le travail des bêtes à trait qui fait la grande difficulté. Il me faudroit aussi avant la Revûe en 1792 construire ici un bâtiment de granges, long de 84 aunes, moins par necessité, que pour avoir l'honeur d'achever tout en fait de bâtises de cette terre.

Aujourd'hui en huit Vos Mere et Soeur sont attendues ici. Après une quinzaine passé ici en visites à faire et à recevoiravant le départ total de la jeune Femme, il est question d'un voiage à faire par moi et Vôtre Mere pour Vallhoff chez les Nouveaux Mariés, pour Bioernarbo et pour Upsale. Mais ces courses tombant au fort de la fenaison, j'y prevois trop de difficultés à m'absenter plus d'un jour à la fois.

Le Baron d'Oxenstierna est attendu ici tous les jours. Je lui ferai part de ce qui est pour lui dans Vôtre lettre, puis nous irons ensemble voir le Baron Cederhielm, qui ne sort de chez lui depuis le jour de l'an 1788 qu'il fut nous voir. Mr Riben est avancé à Bogloesa, Bostelle du Marechal de logis du Regt. Mr Ramstedt a acheté la terre d'Alstomta 34650 dl. Kt. Voilà toutes les nouvelles que je me rappelle.

Sur ce je prie Dieu, qu'il Vous ait, Mon Cher Fils, en sa sainte garde.

GW Sillén

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 14 augusti 2008.
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