Brev frĺn Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 2-3 november 1789.

A Ryda ce 2 Novbre 1789.
Ankt. den 2 Decemb; besvt. den 16 dito.

Vous serez actuellement surpris, Mon Cher Fils, de n'avoir point reçu de Lettre de ma part depuis celle du 7 Août. Du depuis j'ai eu la joie de recevoir de Vôtre part deux Lettres, celle du 15 Juillet, le 18 Août; et celle du 16 Sept: le 16 Octobre. Ce long silence est venu de l'attente, où j'ai été, de recevoir Vôtre Pension, pour Vous le pouvoir envoier en Vous écrivant: et depuis le 16 Passé, que je pris le parti de Vous faire une Remise, sans attendre d'avantage, que la Pension fût paiée ou non, il m'a falu ce tems pour avoir la Lettre de Change, que je Vous envoie ci close, 1re, dûëment endossé et portant 100 Ecus Court d'Hollande, qu'il m'a falu payer 102 Rdl. 4 ß de Suede, en Esp. au lieu que pour mes Ecus j'aurois dû avoir 105 à 106 Ecus d'Holl. Voilà une perte Nationale de plus de 7 pour Cent. Ce n'est pas un Agio entre des Especes Etrangeres et un Papier Monoie, dont le Credit étoit affoibli, comme jadis. C'est veritablement un Change desavantageux entre deux Etats, dont l'un, endetté pour le compte du Public comme pour celui des Particuliers, sent sortir, écouler ses especes, ou rencherir ces Lettres de Change, pour suppléer au Deficit de ses Exportations. Quelques jours avant l'arrivée de Ve derniere lettre, le 13 Octobre, j'en écrivis une à Nôtre Ami Msr Lavin, pour apprendre au juste, à quel terme je pourrois recevoir Ve Pension? A cette lettre je n'ai point eu de réponse encore. C'est ce qui m'engagea à demander à Msr Frick, dans une des miennes du 20 et 27 Octobre, si Mr Lavin est malade? et je suis encore à en être informé.

Quoiqu'il en soit, cette affaire de la Pension n'est pas bien nette, puisque Vôtre Camerade a obtenu les 2/3 de la sienne, tandis que Vous, avec les mêmes droits, n'avez rien eu de la Vôtre: ce qui fait bien voir, que le Nepotisme fleurit en Suede comme à Rome.

Puisse ce faible secours, que j'ai crû devoir Vous avancer, Vous trouver bien portant et prevenir à tems le Vuide de Ve bourse!!!

Le Subside accordé par les derniers Etats, de la valeur de 82 taux d'or, ne commençant a être perçu qu'en ce Mois de Novembre, les Etats avoient auctorisé leurs Deputés sur la Dette Publique, à repandre des Billets d'Etats, grands et petits, pour 80 tx d'or, portans interêt de 3 pr Cent. Ce nouveau Papier Monoie eut d'abord un bon cours, Mais je crois qu'il est vrai, ce qu'on dit, qu'on l'a déja multiplié jusqu'à 80 tx d'or, pour supléer aux frais pressans de la Guerre, faute d'emprunt et de Subsides du dehors; car ces Billets ont déja mis presqu'hors de circulation ceux de la Banque. La Banque même ne les reçoit pas en payement, les Negociants ne les changent que moiennant un Agio de 2 pr Cent et plus, la Caisse d'Escompte et autres fonds publics ne les agréent que pour la Moitié des Sommes qu'on leur paye, les Banquiers ne les reçoivent aucunement pour donner des lettres de Change, mais se donnent eux mêmes point d'autre sorte de valeur en payant celles qui sont tirées sur eux. Ainsi ces Billets n'ont de Cours parfait que pour les Contributions et dans le trafic journalier; où ils ont déja fait hausser les prix de tout ce qui est commerçable: de sorte qu'avec une inondation de Valeur Numeraire tout le Monde est également pauvre, mais plus encore les Appointés en Argent, les Rentiers &c.

Le Campagnard Vendeur prend sa revanche, mais l'acheteur va être ruiné. Le Seigle se vend déja à Sthlm 11 plates ½, l'orge 10 pl., l'aveine 7½, le froment 18 pl. &c. Domage que nous avons très peu à vendre du froment, mediocrement du Seigle, et point des Mars, tant à cause de la foible recolte de ces sortes, que vû l'horrible degât, fait par les Vers [maskar], sur le Seigle en herbe, durant cet automne, en Uplande et en Vestmannie, et qui met la plûpart de Cultivateurs dans la necessité de resemer leurs champs au printems prochain: dépense, que nos Vassaux ne pourront faire qu'avec nôtre secours. Malheur qui, en doublant la valeur des semailles, diminue pour l'année prochaine la recolte en Seigle, principal produit du Pays, et base de la Nourriture du Peuple. Par la douceur de cet Automne les Bleds en herbe étoient generalement très beaux. Mais, rongés par differens Vers, sous terre et dans le tuyeau, ils sont cruëllement éclaircis par tout, et entierement disparûs en bien d'endroits. Bien de gens ont déja resemé en Seigle environ la St Michel [29 sept.], et ils s'en trouvent bien. Ici je suis, graces au Ciel! des moins maltraités jusqu'à present, mais peu assuré contre le ravage qui continue tous les jours. 5 Arpens semés le 10 Août sont entieremt dégarnis, et déja preparés pour l'orge: Cinq autres semés le 13 Août, ont extrememt souffert, mais pas encore au point d'être resemés. 12 Arpens, semés le 20, sont peu endomagés: douze autres du 27, et environ 10 du 29 Août, sont les plus beaux du Monde: tout celà en Seigle quelques Arpens en froment promettent aussi beaucoup jusqu'à cette heure. Mais à Vonsioe [Vånsjö], à Orby [Årby], les aspects sont bien moins favorables. A Salnec [Salnecke], à Resta, et surtout à Ribbinguebec [Ribbingebäck] tout le Seigle a été détruit. A cette derniere terre nous fimes une visite le 26 passé. Le Baron Vous fit mille Compl. il continue à être solitaire, laborieux et bienfaisant.

Vos deux Freres, qui se joignirent au commencement de Septbre à Stroemby [Strömsby] un peu endeça de Porcala, se portoient bien lors des dernieres nouvelles du 9 Octobre. Le Corps, où sert Charles, étoit en marche pour la frontiere, lorsqu'il reçût ordre de rebrousser chemin, pour renforcer le Corps que commande Bar. Armfellt, Premier Gentilhomme de la Chambre, pour defendre les Magasins et la Côte entre les caps de Porcala et de Hangoe où les Russes, très renforcés, s'étoient emparés de Baresund [Barösund] le 18 Septembre et paroissoient vouloir faire un effort. Ce jour là Ve Frere Jean, avec ses deux echaloupes, armées chacune de 2 pieces de 24 [skålpund?] de balle, et 100 hommes d'equipage en tout, soutint seul le feu de 3 Vaisseaux de ligne et d'1 Chebec, ¾ d'heure après que Nos 6 Galeres, 1 Fregatte et un Chebec eussent fait retraite, sans avoir d'autre domage durant 1 heure ½ de combat, que deux rames emportées au milieu d'une effroiable grêle de boulets. Cependant le Bar. de Rayalin [S.M. von Rajalin], Commandant dans cette action, dans sa relation qui a été imprimée, ne dit pas même qu'il y eut quelque Chaloupe à canon. C'est que Ve Frere, pour être fort aimé de Mr Ancarsuerd, ne l'est pas sans doute par Mr Rayalin, qui a supplanté ce Digne homme. Une des batteries ou des Forts, tombés alors entre les mains des Russes assez à bon marché, fut repris par le Baron Armfellt le 30 Septbre, avec bien de carnage, par la seule bayonette de l'Infanterie, sous le Canon de 3 à 4 Vaisseaux de ligne, qui de près secondoit le feu des Batteries. On s'attendoit à un combat encore, dont Charles esperoit être. Avide de gloire il s'empressoit d'aller souvent où il pût entendre de près le sifflement des boulets. Il doit au bout de la campagne aller prendre les quartiers d'hivers à Abo. J'oubliois de Vous dire, que son espoir de faire une campagne moins despendieuse, que celle de l'année passée, dura bien peu. Après avoir fait environ 8 jours la charge de Marechal de Logis, et avoir en cette qualité conduit le Corps à Stockholm, il fut renvoyé à faire celle de Subalterne dans l'Escadron même, qu'il mena en Capitaine l'année passée. Quelqu'en pût être la cause, une persecution intentée à un Patriote, ou seulement foiblesse du Second Chef du Regimt, Ve Frere prit le sage parti d'obeïr, instruit par des bons principes et par le terrible exemple du Comte Nicolas Cronstedt, LieutColonel au Regt. des Gardes Cuirassées, qui fut condamné à Mort l'année passée pour s'être opposé à un semblable passedroit, et qui eut en grace la vie sauve en perdant sa charge, qui lui coûtoit m 50 plates, tout l'heritage de sa Femme. Un brave home est estimé dans tel grade qu'il serve.

Si Ve Cadet n'est pas sinceremt de Mr Rayalin, il a eu le bonheur de gagner les bonnes graces du Baron Armfellt, durant le passage de la mer, où il servoit d'Escorte à la Flotte de Transport de quelques milliers d'hommes, que commandoit le Baron. Je sai de bonne main de Sthlm, que ce Seigneur, desapprouvant la reticence de Mr de Rayalin, a promis de faire rendre justice à Ve Frere par le Roi. Il faut savoir que Ve Frere a été depassé par un très jeune Enseigne nommé Hagleberg, pour un simulacre d'attaque sans le moindre risque près de Porcala, sur l'intercession de Mr Rayalin; et par 6 à 8 autres Camerades, en recompense de leur veritable valeur, témoignée dans la Bataille de Svensksund le 24 Août, où une Escadre de nôtre Flotte Côtiere, au nombre de 45 Navires grands et petits, fut battue et chassée, en partie prise par les Russes, en partie brûlée par les nôtres, durant un combat de 16 heures. Nous n'avons eu aucune Relation publique de cette Action, dont le Roi, placé sur un rocher dans le voisinage, fut témoin oculaire ainsi que de la bravoure de nos combattants contre des forces superieures au triple, à la quelle S.M. a bien voulu rendre justice. Mais je pense que Vous aurez lû dans quelque Gazette Etrangere la Relation de cette Bataille, publiée par la Cour de Petersbourg, très conforme à ce qu'en racontent tous les honêtes gens qui en étoient.

A en croire nos Gazettes, nous n'avons presque point perdu de Monde dans cette Campagne. Cependant on sait, qu'il y a eu plus de 150 Officiers de tués ou prisonniers: que nôtre perte à Svensksund est allé à m 3 [3000] hommes, à Högfors le 1 Septbre près de 1500, à Porosalmi à 1350, quoique les papiers ne la fissent monter àlors qu'à 32 Soldats et 3 Officiers, après un combat très opiniatre de 17 heures sans interruption.

Comme tout est pour le mieux dans ce monde, ou plûtôt pour tirer parti de tout evenement quelconque, je trouve un bon fruit de cette guerre en ce que, depuis le Prejugé contre sa Loyauté de cette guerre, aboli par les Etats, elle a donné occasion de deploier l'esprit belliqueux de la Nation et la Valeur de Nos Troupes, de sorte qu'à l'avenir Nos Puissans Voisins n'aimeront pas trop à se heurter contre nous. Les desastres même de Nos Alliés les Turcs, presque toujours battus par les Russes inferieurs en nombre, servent à nous donner du relief aux yeux de toute L'Europe, si elle est assez equitable, pour observer que ces Russes, presque toujours superieurs en forces, ne gagnent que rarement, difficilement et presque sans suites contre les Nôtres. C'est du moins une consolation pour Nous, que l'honeur de la Nation se soutient, quoique nôtre Population souffre, nos finances deperissent, nos facultés particuliers s'abîment par l'enormité des impôts.

1° Jugez de la plaie de la nation par ce seul fait, que depuis 5 mois le nombre des malades de l'equipage de la Marine à Carlscrone n'a pas cessé d'être entre 7 a 8 mille, quoiqu'il en soit mort 50, 60 et plus dans chaque semaine. Ce sont ces Maladies contagieuses qui ont retenu si long tems dans le Port l'Armée Navale, sortie enfin le 13 Octobre, par ordre superieur et, je crois, pour montre seulement. Les Cavaleries de Smaland, d'Ostrogotie et plus de 500 des Gardes Cuirassées ont monté les vaisseaux, ainsi qu'une infinité de paysans Volontaires de Smalande, de Blequingue &c. Il y a des Rotes, ainsi que celles de Hoegby en cette paroisse, qui ont fourni 3 Soldats en cette année seulement.

2° Si 120 tx d'or, repandus sur la Place en billets nouveaux, n'ont pas suffi à payer regulierement l'armée et à en detourner la famine, qu'elle craint pour cet hiver, il ne paroît pas que nos Finances serons rétablis par les Subsides Turcs; qu'on dit avoir été enfin reglés par un Traité formel, qui promet au Roi m 20 Bourses, ou 10 Millions de piastres, en 10 ans de tems, c'est à dire m 500 Rdl. ou 30 tx d'or par an. S'il faudroit enfin faire une guerre Mercenaire, il vaudroit mieux, ce me semble, la faire comme feu le Landgrave de Hessle et d'autres Princes de l'Empire, en vendant les gens par piece ou par centaines, que d'aller la faire en Nom propre et sous Ses Auspices. Les nouveaux Impôts, quand même ils pourront être payés à la longue, ne serviront toujours qu'à acquitter les interêts annuels de la Dette enorme.

3° Les gens aisés étant reduits, par la Cherté et par la Surcharge, à la plus grande épargne, les arts et mêtiers vont deperir, les pauvres depouillés et ne pouvant se nourrir de leurs bras, creveront de misere et quitteront en foule la vie ou le pays.

Je me suis trop arrêté à ces tristes objets, rendons nous conte de l'état de nos Proches. Entré hier en ma 66e année [född 21/10 1724, före kalenderreformen 1753], je me porte, Graces au Ciel! assez bien pour cet âge. Vôtre Mere, toujours souffrante de sa Goutte, tantôt concentrée dans la tête, tantôt éparse en d'autres parties du Corps, est toujours debout, gouvernant à l'ordinaire et très bien sa maison. Ve Frere Charles s'amuse cet hiver à Abo, où il se plut assez l'automne de 1788. Vôtre Cadet conte retourner à Stocolme aussitôt la campagne finie, pour se partager entre Nous et le Colonel Ancresuerd. Vôtre Tante et Vos Cousines d'Orby, que j'ai reconduites cet après-diner, se portent bien et Vous font mille tendres complimens. Vôtre Oncle d'Acrelenna se porte pour son âge passablement, sa Famille est en santé, et par la lettre nouvellemt arrivée il me charge de Vous bien saluer, ainsi fait Ve Cousin Charles Gustave en Finlande, par sa derniere du 18 Octobre. J'ai les mêmes ordres de la part de Nos Voisins de Nysetra, de Torstuna, de Bongsbo, des Alliés de Bioernarbo, d'Eka, de Vernsta et de Molhamar. Ils se portent tous bien. Les enfans de Torstuna ont la petite verole benigne.

Vôtre digne Cousin à Regensbourg (Ratisbone) a eu la Fortune propice en cette année. Ses Parens de Harg ont substitué tous leur bien fonds en faveur des Mâles ainés de la Branche d'Eka, et Mr de Greiffenheim, en quittant ce monde, lui laisse une augmentation de m 2 rdl.

En cet automne nous avons enfin planté des arbres entre cette Maisons [sic], ou pour mieux dire entre l'Aile Occidentale, et la Bassecour. Nous avons aussi replanté l'Avenuë d'Orby, où il etoit peri 14 arbres en la 3e année depuis leur plantation. Aujourd'hui nous avons confié à la terre une quantité de glands. De Vos petits chenes à Orby il y a une 20ne en vie, peutêtre d'avantage, que je n'ai pas observés.

Le Roi est attendu ces jours à Stockholm par voie de terre à Abo, où le Yact Amadis est allé prendre S.M. Dans la Capitale on parle assez d'une diête prochaine. Mais je ne vois, pourquoi le Roi voudroit la faire assembler, ayant obtenu par la derniere tout ce qu'un Peuple, Idolatre de Son Prince, peut Lui donner.

Vous aurez bien appris, par les gazettes étrangeres, qu'à Carlscrone on a fait le procès au Chef d'Escadre Liliehorn, qui, constitué Marechal en second de la derniere Diète, menta si bien de la Cour. Je viens d'avoir ses Defenses imprimées, et je penche fort à l'absoudre. Son crime fut, de n'avoir pas obeï aux Signaux du Grand Amiral, de naviguer assez vite pour atteindre la Flotte Russe le 26 Juillet et la combattre. Il pretend l'avoir fait, mais sans être suivi par quelques autres vaisseaux de sa Division, mauvais navigateurs, et qu'à la fin un calme survenu l'avoit empeché d'atteindre les Russes. La finesse est si grande en Politique dans nôtre interieur, que je ne comprends rien, ni à ce procès contre un tel homme, ni à ces bruits de Diete. Mais les mauvaises dispositions du bas peuple contre les Officiers et la Noblesse continuent encore, sans que j'entrevoie à quel dessein on les entretient. Je n'imagine pas, que le Roi puisse le faire à la societé du tiers Etat, quand S.M. se delassera des soins de la guerre.

On croit L'Imperatrice assez inclinée à la Paix. Sa Flotte doit soufrir presqu'autant, que la nôtre, par la contagion. A agir à l'offensive en Finlande, il y a beaucoup à dépenser en hommes et en argent, et bien peu à gagner dans un pays si miserable, defendu par des braves gens. Elle peut aussi craindre d'être abandonné par Son Allié, jusqu'à present fidele.

Ce 3 Novbre.

L'Acte de Sûreté, d'abord après la fin de la Diete, publiée dans les Eglises comme une Loi, n'est pas mentionné dans le Decret des Etats, nouvellemt publié. On n'en a pas encore proposé L'Acceptation à L'Armée; mais les nouveaux Curés le jurent deux fois, devant le Chapitre, et dans L'Installation.

L'Augmentation d'un Soldat Surnumeraire par deux Rotes, introduite en Finlande il y a du tems, et nouvellement acceptée par plusieurs Provinces en Suede, fut aussi proposée, il y a quelques semaines, en Uplande et en Vestmannie. Dans la premiere elle fut refusée generalemt, exceptés 30 à 40 Rotes. Dans la seconde, les Paysans, d'abord refusans, mais vertemt grondés par L'Intendant, s'y soumirent.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 7 juni 2017.
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