Brev från Georg Wilhelm af Sillén till Gustaf af Sillén den 5-6 augusti 1789.

Brevet adresserat:

A Messieurs
Messieurs Bouchard et Gravier,
Marchands Libraires al Corso,
pour être consignée
a Monsieur Gustave de Sillén

par Hambourg à Rome

 

Bilagd avskrift:

1789 års Förenings- och Säkerhetsakt

 

A Ryda ce 5 Août 1789.
Ankt. den 7 Septemb: besvt den 16 dito.

Mon Cher Fils, je n'aurois pas tant tardé à faire réponse à Vôtre chere lettre du 20 May, que j'eus le plaisir de recevoir le 20 Juin, si ce n'eut été pour la faire accompagner de quelques lettres de la part de Vos Freres et Soeur. Vôtre Cadet, servant d'aide de Camp à Mr d'Ancarsverd, declaré aide camp General, n'a pas eu le tems de Vous écrire. Vôtre puîné, après avoir longtems differé, fut trop occupé de faire son equipage les deux semaines passées, pour écrire des lettres. Enfin Vôtre Soeur, sur la sommation, que je lai fis lorsqu'elle me fit visite avec Vôtre Mere le 24 et 25 Juillet, Vous a fait l'incluse, que j'obtins par l'ordinaire d'hier.

Nante de cette piece, qui Vous comblera de joye, je ne veux plus remettre d'un jour à Vous la faire parvenir. Beni soit Dieu! de nous avoir conservé cette chere Personne, dont le rétablissement m'a tant de fois parû desesperé. Mr Mannercranz s'est distingué par cette cure. Il est venu me voir hier sur le tard, et ce matin je lui ai fourni un cheval pour aller à Sætra, pas pour le besoin de mes deux dames, mais pour leur Compagne aux Eaux, Made de Christianin, qui souffre depuis nombre d'années. Environ le 17 ou 18 Cour.t nos Buveuses d'eau doivent venir, me rejoindre et finir ma solitude.

Vôtre Frere puisné partit avanthier pour joindre à Gran les Escadrons de ce Regt, destinés pour passer en Finlande. L'année passée il en commanda un en Chef, mais payé en Subalterne, il y mit bien du sien et du mien. Cette année il fait la fonction de Marechal de Logis du Regt, avec un Valetet un cheval de moins. En partant il me chargea de mille compl.s pour Vous. Les grands renforts, tirés des provinces les plus éloignées au Sud et à l'Ouest, sont arrivés à Stocolm et en parti embarqués. Mais on n'a pas appris qu'ils aient passé la Mer; il n'est non plus trop sur qu'ils pourront le faire, vû les forces Maritimes de la Russie, tandis que l'armée Navale de la Suede garde, du moins jusqu'à present, la partie meridionale de la Baltique. On craint aussi que ces troupes ne viennent trop tard, quand même elles réussiroient à faire la traversée. Les Russes sont trop superieurs en nombre, et avec toute la bravoure des Suedois, dans ce grand nombre de petits combats, qui se donnent par terre et par la Flotte Côtiere, ces derniers diminuent tôujours, n'ayant pas la même facilité, qu'ont leurs Ennemis, de reparer leur pertes respectives. On ne comprend non plus , à quoi servira la Cavallerie augmentée dans un pays trop pauvre en fourage pour soûtenir la sienne, à moins qu'on ne veuille mettre les chevaux au trait, comme on a fait la plus part de ceux de Lifdragons et Nyland.

Le grand mal est que nos bâtimens sont si mal en Equipages par la Maladie qui les diminuent tous les jours, que ... Turuma n'a de sains que 200 hommes, au lieu de 300, et 3 des Galeres n'en ont que 70 chacune. Plus d'une fois la semaine on transportoit un navire plein de Malades aux Hopitaux de Sueabourg et de Helsingfors. Celui de Louisa renfermait plus de 800 Malades ou blessés. Dans cet état il n'étoit possible aux Nôtres de combattre que gissant à l'ancre. Quelle issue à attendre! Au rapport de gens comme il faut, arrivés de Sthlm cette nuit, ce Combat attendu s'est donné au grand des avantage des Nôtres: et comme cette flotte couvroit le flanc ou faisoit l'aile droite de l'armée, voilà la cause de la retraite.

Sans y penser je m'écarte trop tôt de nos Affaires particulieres. Ma precedante fut du 12 Juin, elle contenoit une lettre 1e de change de 100 rdl. de Suede ou 106 rdl. s. Court d'Holl. Je Vous en envoie le 2e, quoique je ne doute pas que la 1e ne Vous soit bien parvenuë, de sorte qu'en moins de 2 semaines j'en pourrai avoir des nouvelles. J'espere apprendre en même tems, comment vont vos finances, et à quel tems Vous aurez besoin d'une autre Remise, pour que je puisse prendre des mesures à Vous en fournir, sans attendre la Pension, qui Vous a été decernée. Il faut esperer que les paiemens publics seront remet en ordre avant la fin de l'année, depuis qu'ils se font tous en billets d'Obligation du Bureau des Etats, paiables en un an, avec rente de 3 pour cent par an. Il se Fabrique de Millions de cette nouvelle papier-monoie, grande et petite, jusqu'à 2 rdl. ½, portant interêt de 3 a 4 liards [styver] par mois. Jusqu'aujourd'hui elle va de pair avec les Billets de Banque mais aussi elle ne fait que de naître. Sa trop grande multiplication chassera du commerce egalement les billets de Banque et les Especes.

Le 1 Court je commençai à scier le Seigle. La recolte est difficile par la pluie qu'il fait tous les jours depuis le 30 p. excepté ce jourd'hui. Mais la terre est trop humide encore pour y travailler. Elle rend ici et en general bien moins que l'année passée, en Seigle, mais plus en Mars [vårsäd], à ce qu'il paroit. Les fourages seront aussi moins abondans, la longue secheresse mois passés ayant diminué le foin et les pailles. Les prix de toutes denrées haussés, et les impôts plus que doublés à la charge de tous les Ordres, vont enseigner l'économie aux gens aisés et reduire à la besace les autres. La pauvreté generale rend jusqu'aujourd'hui assez aisées les levées, et elles continueront de l'être par l'impuissance de milliers de Bourgeois et d'autres gens de payer les contributions. Mais comment nourir tous ces combattans?

J'eus hier une lettre de Mr Egreström, sans date, mais faite à la hate à Svensk Sund, eloigné d'une lieue de Fredericshamn et de la Flotte Côtiere Ennemie, forte de 79 voiles. La nôtre, partagée en plusieurs stations, et en cet endroit forte de 40 et quelques voiles, s'attendoit à en venir aux mains à tout moment.

Nos Militaires en Finlande, pour faire honeur à leur Confederation du 12 Août 1788, se battent en desesperés, sans attendre à une bonne issue, mais bien resolus de confondre leurs Calomniateurs de tout Rang. Dans l'action de Porosalmi en Savolax le 13 Juin ils se battirent 17 a 18 heures de suite contre des forces très superieures, tantôt repoussés par le nombre, tantôt reprenant de vive force le Pont dont il s'agissoit. Le Regt de Biornebourg; dont le Chef, Baron d'Otter, très honête, est prisonnier à Fredericshoff, se devoua à l'exemple de ces nobles Spartiates defendans le Pas de Thermopules contre les Perses. Après quelques heures de combat, le Brigadier Steding leur ordonna la retraite, pour épargner la vie de tant de braves gens. Leur secondChef, le Colonel Gripenberg, vieillard de 69 ans, lui répondit: Nous fimes retraite l'année passée de devant Fredericshamn, par ordre du Roi même, et cela nous à valu, aux uns la prison et le procès criminel, à tous la reputation dechirée par des pasquinades: que sera ce si nous nous retirons aujourd'hui par Vos Ordres? Non, honni soit qui lache le pied: à Moi Camerades! A ces mots ils ils donnent sur l'ennemi en furieux, les autres Bataillons renouvellent à leur exemple le combat, qui est parlà assez prolongé, pour que les Ostrobottniens, au nombre de 700 avec quelques kanons, par une marche forcées de 5 lieues de Suede ou 30 Milles d'Italie en un jour, surviennent enfin et decident l'affaire en repoussant l'ennemi à ¾ de lieue au de là du Pont. De ce brave Regt de Biornebourg tous les Officiers, à l'exception d'un Enseigne, Ladau, furent ou tués sur le champ, ou grièvement blessés et prisonniers. Des Bas Officiers et Solldats il en est de même revenu un très petit nombre. Il faut conserver les Noms de ces dignes Officiers, qui se sont sacrifiés à l'honeur de leur Patrie et de leur Ordre. Les voici. Tués: Major, H.J. de Knorring: Capitaines, Crentin, Eker, Falstedt: Lieutenants, Salberg, Tilman, Delvik?. Enseignes, Svinhufvud, Schauman, de Conov, Gyllenboegel, Lagremark, Daben. Blessés et pris: Colonel, Gripenberg; Majors, de Knorring, Lilienberg; Lieutenans, Gripenberg, de Thaler; Enseignes, Justander, B. de Knorring, Schéle, Ridderheim, de Quanten, Knorring, Beckman, Lilienberg.

Les Russes étoient au nombre de 5 a 6 Mille, Le Corps de Steding, de 3000 en tout, mais en differens postes, se rejoignit en partie durant ce long Combat.

Dans cette action de Porosalmi il perit 1350 Suedois: et la Gazette les reduisit a 3 d'Officiers et 30 Soldats. Msgnor Vallquist, Evêque de Vexioe, Secrete d'etat au Departemt des affaires de L'Eglise, dans un mandement imprimé, nous enseigne à n'ajouter foi à toute autre Relation, qu'à la Gazette donnée par le Gouvernement. Jamais Gouvernemt n'a mieux exclu de la liberté de la Presse tout sentiment reputé Heterodoxe.

L'Ordinaire d'hier m'apporta la Nouvelle d'une Victoire complette, gagnée par Steding dans le Savolax, je crois le 20 Juillet; la rencontre de Nôtre Armée Navale avec une des Escadres Russes au sud de Gotlande, où cette dernière a pris chasse comme trop inferieure, et n'a pu être atteinte par les boulets tirés par 5 ou 6 Vaisseaux de Suede. Le remarquable de cette affaire est, que Mr P Liliehorn, Vice Marechal de la diète passée et ensuite ContrAmiral Chef d'Escadre, commandant L'avantgarde, est resté dans l'inaction, quoique le Duc GrandAmiral lui eût fait, dit on, dix signaux de donner dessus. Sur quoi il a été mis aux arrêts, pour être jugé en Conseil de guerre.

Le Roi, campé depuis quelques tems à Likala à ¾ lieue de Fredricshamn, a tellement acceleré sa marche vers sa frontière d'Aniala, que les Equipages et tentes sont restés en arriere. La retraite d'un Souverain est d'ordinaire fatale à quelque General. Cette fois c'est à Mr Bar. Kaulbars, qui à la tête d'un petit corps plus à Nord n'a pas, dit on, assez bien couvert le flanc de celui du Roi. Il a été cassé, mis aux arrêts et en justice, et on presume, déja harquebusé. Voilà deux idolatres recompensés.

Ma santé s'est fortifiée. Ve Frere Jean, Ve Tante, Ves Parens de Troeïde, Les Presbyteres de Torstuna, Nysetra et Brunsta, le Baron Cederhielm, Vous font Mille Compl.s par Ve très affectioné

GW Sillén

Ce 6 Août. Quelque grand besoin que j'aye de surveiller sans interruption à mes 34 Ouvriers, partagés entre le gueret et la prairie, entre le seigle et le foin, je ne saurois me refuser le plaisir de Vous entretenir encore aujourd'hui par quelques lignes. Je Vous envoye ce fameux Acte de Sûreté, proposé le 21 Fevrier, dans l'instant accepté par les trois Ordres Inferieurs, rejetté par celui de la Noblesse, ce non obstant signé par les 4 Orateurs des Ordres, et expedié, publié, comme Loi Fondamentale de cet Etat. Voilà Nôtre Droit Public d'apresent, qu'il faut mediter, pour reconnoître, qu'en fait de liberté nous ne l'importons plus sur les Russes, les Brandebourgeois &c. Les Danois, sans qu'on les ait raillés par le Predicat de Libres depuis 129 ans, ont du moins la Presse assez libre. Cet Acte me paroît conçu tout comme le 7e article du Traité de Nystad, tant contesté entre la Suede et la Russie, au sujet de la Garantie de Nôtre Constitution, savoir, qu'une moitié favorise l'une des parties contractantes, et l'autre moitié l'autre. Celà étant, prevaudra toujours la Justice Leonine, le droit du plus fort. Cependant .

Nos deux dignes Amis, le Colonel Almfellt et le Baron Stierneld, jouissent déja de cette Sûreté, que cet Acte a produite, l'un étant prisonnier à Varberg et l'autre à Carlsten, et à jours de vie, à ce que des gens entendus pretendent savoir. Ils ne seront pas les derniers amis en sûreté. Mais ce sont des Gentilhomes: le peuple n'en sent rien. Il n'y a que la surcharge, l'exces et la durée des impots, les actes d'autorité multipliés contre leurs droits Municipaux, qui feront enfin rentrer en eux mêmes les autres Ordres et s'appercevoirde tout ce qu'ils ont perdu en aidant à accabler et enchainer leurs defenseurs, le premier Ordre tant envié.

J'avois écrit ce que dessus lorsqu'un orage survenu m'appelle dehors à animer les gens, que ces frequentes pluies deroutent depuis huit jours. Elles nous empechent d'engranger de nouveau bled, et de semer l'ancien.

S.E. L'Ex Senateur Comte de Bielke s'étant retiré pour toujours à la campagne, Toute la Direction de la Fabrique du Château est composée du Senateur Comte de Bondé et du Surintendant Bar. Adelcranz. Ce dernier veillera, j'espere, à l'occasion de retirer la Pension de Mr Sundvall, et Vous en profiterez à ce qu'il paroit. Cependant Mr Lavin, à qui j'ai fait demander par Ve Frere Cadet, ne savoit pas, quand ces Pensions pourront être payées. Plût à Dieu qu'elles ne soient pas absolument retranchées. Je pourrai bien Vous faire encore une avance de 100 rdl. en cas de besoin.

Je continue à faire les Extraits de Vos Lettres, mais pas pour en faire part à ceux qu'il apartient, que la guerre ne soit terminée et le sort de cet Etat eclairci.

Il est incroiable, combien la Population perd à ce jeu. Il y a des Rotes, qui depuis un an ont fourni deux Soldats nouveaux outre L'ancien, cherchant maintenant le troisième. Dans le Mois passé Ve Cadet, envoyé Courier au Duc à Carlscrone, vit dans l'hopital du Port plus de 2200 Malades. Aussi y embarquaton les Cavaliers d'Ostrogotie et de Smaland en guise de Marins.

Quelle glorieuse Epoque pour les Communes de France revendiquant efficacement leur Droits Naturels! Quel honeur pour les Gentilshommes, Officiers et Soldats François, qui poussent, qui favorisent une si belle cause!

1789 års Förenings- och Säkerhetsakt. [Avskrift av GW af Sillén 1789]

Förenings- ock Säkerhets Act, i Pleno Plenorum d. 21 Febr. 1789 af 3 Stånd antagen.

För att i alla tider afskilja ifrån Oss och Vårt Kära Fädernesland de häftiga Skakningar, som dels igenom Enskilda Personers Ärelystnad och Regeringssjuka, dels igenom Utländska Stämplingar, ock ändligen igenom Riksståndens inbördes Afvund och Missämja, så ofta satt Riket, dess bestånd och allmänna Säkerhet i fara och åstadkommit Söndring ej all enast Undersåtare millan, utan ock imillan Konung och Follk, samt för att en gång för alla kunna utstaka de Grunder, upå hvilka Regeringslagarne äro fotade, ock för framtiden afvärja all otydelighet och Ensidiga Tilläggningar, har Vår Allernådigste Konung, för Sig och Sina Efterträdare på Sveriges Thron, behagat med Oss öfverens komma om effterfölgande Förenings- och Säkerhets Akt:

1. Erkänne Vi, att vi hafve en Arf Konung, som äger full Magt att styra, freda, frälsa och försvara Riket, börja Krig, sluta Fred och Förbund med Utländska Magter; göra Nåd, återgifva Lif, ära och gods; förordna, efter Dess Höga Godtfinnande, om alla Rikets Ämbeten, som med infödda Svenska Män böra besättas, samt skipa och handhafva Lag och Rätt; ock de öfriga Riksvårdande Ärenders Skötsel, på sätt Konungen nyttigast synes.*

2. Anse Vi Oss för Fria, Laglydiga och säkra Undersåtare under en Lagkrönt Konung, som styrer oss effter Sveriges beskrefne Lag. Ock som vi äre alle lika Frie Undersåtare, så böre Vi, ock under Lagens hägn, alle njuta lika Rätt. Därföre bör ock Konungens Högste Domstol, i hvilken alle JustitieRevisions ärender afgjöras, ock där Konungen äger tvänne Röster, bestå af både Frälse och Ofrälse Män, i anseende hvartill antalet af Riksens Råd hädan effter ankommer upå Kongl. Majts Eget Nådiga Godtfinnande; Viljande Kongl. Majt beskydda Höga och Låga mot all Orätt, ingen fördärfva till lif, ära, lem ock gods, innan han varder lagl. förvunnen och vid behörig Domstol dömd.

3. Ett lika Frit Follk bör äga lika Rätt, och därför äga alla Stånden att besitta och förvärfva Jord i deras gemensama Fädernesland. Dock att Ridderskapet och Adelen, på sätt som hitintils stadgadt ock öfligt varit, bibehålles vid deras gamla Rättigheter, att äga och besitta Säterier, samt Rå ock Rörs, ock de i Skåne, Halland och Blekingen så kallade Insokne Heman. Ock må i öfrigt Jorden ej ändra sin urgamla Natur och Skilnad af Säterie, Frälse, Skatte ock krone; menn Skjuznings besväret fördelas lika på alla Heman i Riket, Säterierna, Rå ock Rörs samt ock Insokne Heman, samt ock Boställen därifrån undantagna och befriade. Rättigheten för Allmogen til Skatteköp af Kronoheman är, igenom särskild Förordning af denne Dag, stadgad med lika säkerhet, som vore den här införd.

4. Riksens höga och Förnämste Ämbeten ock de som äro i Konungens Hoff, besättas af Ridderskapet och Adelen all ena; Menn i öfrigit blifver Skickelighet ock Förtjenst, Erfarenhet ock bepröfvad Medborgerlig Dygd, enda ock rätta Grunden för Befordran til alla Rikets Ämbeten och Tjenster, Högre och Lägre, utan afseende på Börd eller särskilt Stånd. Menn då en Ofrälse Ämbetsman blifver upphögd til Adelig värdighet, kan han ej längre behålla det Ämbete, han, såsom Ofrälse, för Ofrälse Ståndens säkerhet, förut fått och innehaft.

5. Som den rätta Friheten består, att frit gifva till Rikets underhåll hvad finnes nödigt, så äger Svenska Follket därom en ostridig Rätt, att, med Konungen, rådslå, jämka, afslå och öfverens komma.

6. Vid Riksdagar förehafves hos Riksens Ständer inge andre Ämnen, än dem Konungen proponerar, på sätt som före 1680 var vanligt.

7. Adelens samt Prästerskapets Privilegier af år 1723 samt Städernas hittils välfångne Privilegier och Rättigheter stadfästas i allt, som ej strider emot denna Säkerhets Act.

8. Denna Förenings- och Säkerhets Act skall af alla Sveriges Konungar, vid deras Anträde till Regimentet, Egenhändigt underteknas, samt aldrig tillåta någon Proposition eller Försök gjöras till minsta Ändring, Uttydning eller Rättelse uti Bokstafveliga Innehållet häraf. Ock i händelse af Konunga Husets Utgång skall den Konung, som blifver vald, inträda i alla dessa Rättigheter, ock förbinda sig til deras i akt tagande utan minsta förändring.

9. Regeringsformen af den 21 Augusti 1772 blifver oförryckt beståndande i allt hvad som ej genom denna Act blifvit ändrat.

* Denne Punct är i den tryckta Expedn så ändrad: skipa ock handhafva Lag ock Rätt. De öfrige Riksvårdande Ärender skötas på sätt Konungen nyttigast synes.

† Ibidem är tillagt: ock deras säkra besittning.

Kgl. Mts ock Rs Strs Fastställte Förenings ock Säkerhets Act, dat. Stockholm d. 21 Febr. ock 3 April 1789.

Vi Gustaf m.m. Göre veterligt, att sedan Vi sedt Oss nödsakade för Våre trogne Undersåtare allmänt kunnogt göra, ock för Rs Str til känna gifva, thet sådane listige stämplingar ock anslag å färde varit, som, i sine utbrott, icke haft mindre til föremål än Rikets söndring, Konungens våda, ock Kge Magtens fall, samt redelige Undersåtares förtryck ock Undergång; så har en dylik vådelig ställning, som, af Fienden understödd, ock som söndrade tänkesätt, tvedrägt ock egensinnige afsigter, i det längsta underhållit, gjort för oss och Rs Str nödvändigt, att utfinna så verkande medel, som för thet närvarande kunde dämpa och förqväfva, samt för thet tilkommande hindra och afböja så oerhörde djerfve tillbud och tilltagsne försök. Vi hafve therföre med Rs Str ansedt then utväg bidraga till thetta Oss och them värdiga ändamål, at gifva åt Regerings-grunderne, then förnyade stadga och kraft, hvarigenom Rikets sjelffständighet, ära ock anseende, må kunna bringas till then högd, som, under forna Konungars ärofulla Regering ock trogne Undersåtares manlige ock enige biträde, Vårt älskade Fädernesland vunnit. Ock tå then allmänna rösten tillika med åtrå och ifver åkallat, samt påskyndat thetta Vårt företagande, så hafve Vi, af thessa skäl ock anledningar, med Rs Str öfverens kommit, beslutit, ock faststält thenne Förenings- ock Säkerhets-Act, hvilken Vi i Nåder härmed gilla ock samtycka, sådan then i bokstafven lyder, samt med Vår therå efteråt gifne Nådige Bekräftelse instämmer, ord ifrån ord som fölger:

Förenings- ock Säkerhets-Act
Inseratur.

Underskr. Stockholms Slott then 21 dagen i Febrii Månad, år efter Christi börd, Et Tusende, Sjuhundra och på thet 89.

På Ridd. och Ad. vägnar
C. E. Lewenhaupt
h.t. Landt Marskalk
L.S.

På Preste Ståndets vägnar
Jac. Ax. Lindblom
Biskop i Linköping, i Talemans ställe
L.S.

På Borgare Stånd. vägnar
And. Lüdbergh
Taleman
L.S.

På Bonde Ståndets vägnar
Olof Olsson
h.t. Taleman
L.S.

[L.S. = locus sigilli]

Thenne föreskrefne Förenings- ock Säkerhets-Act, vele Vi, för Oss och Våre Efterträdare på Svenska Thron, antaga såsom en oryggelig och oföränderlig Grundlag, hvars bokstafveliga innehåll skall efterlefvas utan ändring, förtydning eller rubbning: Och bjude och befalle härmed i Nåder, att alle the, som Oss och Våre Efterträdare, samt Riket, med huldhet, lydno och hörsamhet förbundne äro, skola thenne Förenings- ock Säkerhets-Act erkänna, iakttaga och thes bokstafveliga innehåll efterlefva och hörsama. Börande härvid märkas, att alla Domare i högre och lägre Rätter, samt alla mindre Embetsmän, som ej innehafva Tromans värdighet, eller taga del i Landt-Regeringen, icke skola, utan Laga ransakning och dom, enligt Lag och Krigs-Articlar, sine Embeten förlustige varda.

Beträffande Skjutsnings-besväret, så skola Adelens Landt-bönder och Utsockne Frelse Hemman taga alldeles lika del med Krono- och Skatte-Hemman, uti Kongs-, Gästgifvare-, Håll- och Reserve-Skjuts, samt, i Krigstider, tå högsta nöden en jemnlikhet fordrar, när Tåg och större Marcher ske igenom Landet, eller Proviant, Ammunition och Beklädningar til Arméen, Fästningar och Magaziner skola framföras. Och som vi nu stadfästat och bekräftat, Ridderskapets och Adelns Privilegier af år 1723, som i 1772 års Regerings-Form icke tydeligen blifvit erkändt; så bjude och befalle Vi, att the skola hädanefter hållas i sin fulla kraft; Äfven som Vi härmed bekräfte Preste-Ståndets Privilegier af år 1723, samt Vår then 2 Mars innevarande är gifne ytterligare Försäkran, tillika med den Stadfästelse å visse Fri- och Rättigheter, som vi under then 23 Februarii tilerkändt och förundt Riksens allmoge.

Til yttermera visso hafve Vi thetta med Egen Hand underskrifvit, och med Vårt Kongl. Sigill bekräfta låtit. Stockholms slott then 3 april År Et Tusende Sjuhundrade och Åttatio Nio.

Gustaf
L.S.

En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 8 januari 2010.
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