Brev från Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 7 november 1788.

Brevet adresserat:

A Messieurs
Messieurs Bouchard et Gravier,
Marchands Libraires al Corso;
pour être consignée à Monsieur
Gustave de Sillén

par Hambourg à Rome.

Bilagda avskrifter:

Not från ryska sändebudet i Stockholm till Gustaf III den 18 juni 1788.
Svensk not till alla utländska sändebud i Stockholm den 23 juni 1788.
Anjalaförbundets föreningsakt.

Anjalaförbundets deklaration den 12 augusti 1788.
Brev från general C. Armfeldt till Gustaf III den 12 augusti 1788 från Anjala.
Anjalaförbundets skrivelse till ryska kejsarinnan.

Anjalaförbundets underrättelse till de svenska regementena den 25 augusti 1788.
Brev från general C. Armfeldt till Gustaf III den 24 augusti 1788 från Anjala.
Dansk deklaration den 27 augusti 1788 om militärt stöd till Ryssland.
Not till danske ambassadören i Stockholm den 12 september 1788.
Gustaf III:s deklaration i Helsingfors den 21 juli 1788.

A Ryda ce 7 Novbre 1788.
Ankt. den 10 Decemb. besvt den 24 Decemb.

Mon Cher Fils, Vous aurez déja appris, par ma precedante du 26 Septbre, les raisons de ce long silence, dont Vous Vous plaignez à juste titre, et que Vous étiez disposé à attribuer à l'interception de Nos lettres. Celle, que Vous m'avez fait le plaisir de m'écrire le 24 Septbre, je l'ai reçûe le 28 Octobre, et je me presse d'y faire réponse avec la double satisfaction, que viennent de me donner l'heureux retour de Ve Frere Charles, arrivé le 1er Court, et la convalescence de Vôtre Soeur, qui mal assûrée lors de ma precedante, et du depuis presqu'imperceptible à force de trainer en longueur, s'est enfin decidée depuis trois jours seulement.

En benissant la Bonté du Très haut, de Nous avoir conservé Ve Mere et Ve Soeur, je me hâte d'employer ce peu de lignes à Vous entretenir sur les affaires de Nôtre Chere Patrie.

Par nombre de motifs personels me sentant de la repugnance à juger pour moi même de la Guerre presente, j'aime mieux Vous mettre à même de voir Vous même le Pour et le Contre par les Pieces ci jointes, que je trouve instructives. Vous en aurez d'autres quand je répondrai à la premiere lettre, qui me viendra de Vôtre part.

Je suis bien éloigné d'approuver la demarche de ces Officiers, qui les premiers s'en retournant de Finlande, d'autant qu'ils s'attiroient le blâme de la multitude, qui ne les connoissoit pas. Mais c'étoit sûrement de braves gens, comme les Colonels Leijonhuvud et Fleming, beauxfreres du Comte Nicolas Cronstedt, les deux Barons Funk, le Major Stedt, les Capitaines Drake, Schultzenheim &c. L'Esprit Republicain de la Nation, couvant sous la cendre depuis 16 ans, s'est reveillé à l'occasion de cette Guerre, qu'on vouloit faire passer pour Defensive, comme si ce Peuple du Nord n'étoit composé que de populace, aisée à prendre pour dupe.

L'Insulte faite à une partie de ces Officiers, tant à Stockholm que dans le pays, leur a été suscitée par les gens de la Police de la Capitale et par les Subdelegués des Provinces, ensuite des bruits repandus à dessein parmi le bas peuple, comme si l'inutilité de cette guerre venoit de ce que les Officiers eussent refusé de marcher à l'Ennemi. Ils ont bien marché, sous la conduite du Roi, plus de 6 lieues de Suede au de là de la frontiere, sans trouver de resistance que sous les remparts de Fredericshamn, d'où S.M. Elle même leur ordonna de se retirer, vû le defaut de provisions, de grosse Artillerie et de ce qu'il faloit pour une attaque.

C'est après cette tentative, la seule qu'on ait faite par terre, que les Principaux Officiers de 4 Regs Finnois, sous le Gen. Charles Armfellt, se laisserent induire dans le pas dangereux, de demander à la Russie, si elle vouloit la Guerre avec nous, ou non? declarant au premier cas, vouloir se battre à outrance pour defendre le Pays, et proposant au second, d'entrer en Negociation. On dit qu'ils ont bien servi le Roi par cette demarche, vû l'impuissance dont on s'apercevoit de rien faire par terre, où l'ennemi n'étoit pas aussi foible qu'on l'avoit crû, ni par Mer, où la Flotte Russe, promtement rétablie et fort renforcée, tenoit celle de Suede enfermée dans le port de Sueabourg. Pour prix de ce Service, leur reputation est dechirée, et les trois Ordres Non Nobles sont assidûment animés contre la Noblesse et le Corps des Officiers: de sorte que la diête, qu'ils demandoient pour maintenir la Constitution, et que le Roi, pour satisfaire aux Puissances Voisines, pourra bien convoquer à Gotenbourg, paroît devoir tourner à leur dam.

La treve est faite pour 8 Mois, jusqu'au Mai. Les troupes en quartier d'hiver, après avoir déja bien souffert du froid. L'année restée en Finlande a des ennemis bien plus redoutables à combattre que les Russes, savoir la faim, la nudité. Les Danois, Auxiliaires de Russie au nombre de m 12 au plus, ne sont guere dangereux cette fois. Cependant les Dalecarliens sont animés contre eux.

Ve Mere, Nos Parens et Voisins Vous font toujours Mille Compl.s et je suis le tout Vôtre GW Sillén.

Le Baron Charles de Geer est le Seigneur en question.

Not från ryska sändebudet i Stockholm greve Andrej Razumovskij till Gustaf III den 18 juni 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

Note.

Quelle, qu'ait été la Surprise de L'Imperatrice ma Souveraine, lors qu'elle fut informée des Armemens qui se faisoient en Suede, Sa Majesté Imperiale, ne voyant aucuns motifs legitimes qui aient pu y donner lieu, avoit resolu de garder le Silence, tant que ces Mouvemens eussent été renfermés dans l'interieur du Roiaume. Mais apprenant les Motifs allegués dans la Communication, qui a été faite par Msr Le Senateur Comte d'Oxenstierna au Ministre de Danemarc et dont celuici, par une suite de cette intimité, qui regne entre les deux Cours, a fait part au Sous Signé, S.M. Imperiale S'est determinée à rompre ce Silence et a donné Ordre au Soussigné d'entrer dans les Explications suivantes avec le Ministére [sic] de S.M. Suedoise.

Pendant 26 ans de regne L'Imperatrice n'a cessé de donner des témoignages au Roi et à la Nation de Suede de Son desir de cultiver avec Elle un bon Voisinage et une bonne Harmonie, ainsi que la derniere Paix d'Åbo les avoit établis entre ces deux Etats. Si au milieu du repos, dont Son Empire jouissoit du côté de Ses autres Voisins, Sa M.I. n'avoit jamais conçu la moindre idée de troubler cet ordre des choses, il seroit hors de toute vraisemblance de la Lui attribuer au moment où Elle se trouve engagée dans une Guerre, que Lui a suscité injustment un Ennemi puissant et à la quelle Elle ne sauroit donner trop d'attention. Provoquée de cette maniere à deploier tous les moiens qu'Elle tient de la Providence pour repousser l'attaque de Son Ennemi, Elle a soin d'en prevenir amicalement toutes les Puissances de la Chrêtienté, et nommement Elle a observé cette conduite, lorsqu'Elle a pris la resolution d'armer une Flotte pour l'envoier dans L'Archipel, et que le Soussigné en a par Son ordre communiqué l'intention au Ministére de Suede. Toutes ces dispositions et ces preparatifs se supportant, visiblement et uniquement à la circonstance dans la quelee se trouvoit la Russie, n'étoient nullement faits pour charmer ses autres Voisins, qui ne nourissait pas quelques desseins cachés de multiplier ses embarras et d'en profiter. En admettant pour un instant, que la Cour de Russie ait supposé de tels desseins à celle de Suede, quelques contraires qu'ils soient à la religion des Traités qui les tient, la saine Raison ainsi que l'Interêt de la premiere devoient borner toutes ses Mesures au soin d'en prevenir les Effets, et non de les provoquer. Et en effet celles, que la prudence dicta et qui furent adoptées sur les bruits, qui se repandoient de toutes parts des Armemensqui se faisoient en Suede, se reduisoient à un Renfort très modique des Troupes Russes en Finlande, et à la destination de L'Escadre ordinaire, qui a coûtume de croiser tous les ans dans la Baltique pour l'Exercice des Marins: Coûtume à la quelle la Suede n'a jamais porté attention, et qui ne lui a jamais porté ombrage. Cependant Ses armemens avançoient et se renforçoient journellement, sans que la Cour de Stockholm jugeât à propos de s'en ouvrir formellement vis à vis celle de St. Petersbourg, et lorsqu'enfin ils sont parvenus à leur maturité, Mr le Comte d'Oxenstierna au Nom du Roi n'a pas balancé de declarer au Ministre d'une Cour intimement Alliée à la Nôtre, que ces preparatifs étoient dirigés et supposée par consequent ne devoir pas Nous le cacher, que ces preparatifs étoient dirigés contre la Russie, dans la Supposition que la Suede étoit menacée d'en être attaquée.

Dans ces termes L'Imperatrice ne balance pas non plus de Son Côté de faire declarer par le Soussigné au Ministére de Sa M Suedoise, ainsi qu'à tous ceux de la Nation qui ont quelque part à L'Administration, que S.M.I. ne sauroit leur donner une preuve plus solide de Ses dispositions pacifiques à leur égard et de l'Interêt qu'Elle prend à la Conservation de leur tranquillité, qu'en les assurant sur La Parole Imperiale, que toutes les intentions contraires, qu'on pourroit Lui imputer, sont destituées de tout fondement: Mais que, si une Assûrance aussi formelle, aussi positive, jointe aux Argumens Simples et convainquans qui se presentent dans ce qui est exposé cidessus, n'étoit pas suffisante pour rétablir le calme et la tranquillité, Sa M.I. est resolue d'attendre l'evenement avec cette confiance, que doit Lui inspirer la Pureté de Ses intentions, ainsi que la Suffisance des Moiens, que Dieu Lui a mis en mains, et qu'Elle n'a jamais emploiés que pour la Gloire de Son Empire et le Bonheur de Ses Sujets.

À Stockholm ce 18 Juin 1788. Signé le Comte de Rasumoffski.

Anm. En annan version, som jag inte närmare granskat, av detta dokument återfinns i "CAUSES CELEBRES DU DROIT DES GENS" TOME II Av Charles De Martens.

 

Not från greve Oxenstierna till alla utländska sändebud i Stockholm den 23 juni 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

Note.

Pendant que le Roi, soigneux de maintenir la bonne harmonie avec toue Ses Voisins n'a rien negligé pour la cultiver avec la Cour de Russie, il n'a pu voir qu'avec étonnement le peu d'effet, que ces sentimens ont produit sur la conduite du Ministère de cette Puissance, et le langage, qui depuis quelques Mois accompagnant ses demarches, paroît encore porter l'empreinte du Systeme de division, que ses Predecesseurs se sont transmis, et qu'ils ont toûjours travaillé à étendre. Le Roi cherchoit encor à Se faire illusion sur ces objets. Il souhaitoit de pouvoir douter des efforts que faisoit L'Envoie de Russie pour ramener la Nation Suedoise aux erreurs, qui l'avoient seduite pendant le tems de L'Anarchie pour repandre de nouveau dans le sein de l'Etat cet ancien Esprit de desunion, que le Ciel et les soins de Sa Maj ont sû heureusement éteindre, lorsqu'enfin le Comte de Razumoffski vient de lever par sa Note du 18 Juin tous les doutes, que le Roi aimoit encor à conserver à cet égard.

A la suite des assûrances d'amitié de L'Imperatrice pour le Roi, dont cette Note est remplie, ce Ministre n'a pas hesité d'en appeller encor à d'autres, qu'au Roi seul, il s'adresse à tous ceux qui ont part à l'Administration ainsi qu'à la Nation même pour les assûrer des sentimens de Sa Souveraine et de l'interêt qu'Elle prend à leur tranquillité. La Suede ne la devant plus qu'à sa propre Union, Le Roi n'a pu voir qu'avec la plus grande surprise une Declaration conçue dans ces termes, et n'y reconnoît que trop la Politique et les Discours des Prédecesseurs de ce Ministre, qui peu contens de semer la division parmi les Sujets de Sa Maj, auroient voulu opposer d'autres Autorités au Pouvoir Legitime et sapper les Loix Fondamentales de L'Etat, en appellant au secours de leurs assertions de témoins, que la Forme de Gouvernement ne peut reconnoître. Sa Maj chercheroit vainement à concilier les Assurances d'Amitié de L'Imperatrice de Russie d'un côté, et l'interpellation des Sujets Suedois de l'autre.

Chargé de declarer les sentimens de Ses Maîtres, tout Ministre ne doit, ne peut les annoncer qu'au Souverain seul, auprès de qui il est accredité. Telle est la Loi, tel est l'usage constant de tous les Cabinets de l'Europe, et cette regle n'a jamais cessé d'être observée, à moins que par des insinuations captieuses on n'ait pour but, comme autrefois en Suede de brouiller les choses, de tout confondre et d'y relever de nouveau les barrieres qui separoient jadis la Nation et le Souverain.

Blessé de cette maniere par l'endroit le plus sensible à Sa Gloire, et n'appercevant plus chez le Comte de Razumoffski le langage d'un Ministre chargé jusqu'à present d'annoncer les sentimens amicaux de l'Imperatrice, mais ne pouvant non plus Se figurer que ces Expressions, aussi contraires aux Loix Fondamentales de la Suede, et qui en separant le Roi et l'Etat, rendroient tout Sujet coupable, lui avoient été prescrites, le Roi aime mieux les attribuer aux sentimens particuliers du Ministre de Russie, qu'il a assez manifestés, qu'aux Ordres de sa Cour.

Cependant après ce qui vient de se passer, après des Declarations aussi contraires au bonheur du Roiaume, qu'aux Loix et aux égards dûs au Roi, Sa Maj n'est plus en état de reconnoître le Comte de Razumoffski dans la qualité de Ministre et Se voit obligée d'exiger son Départ de la Suede, en confiant à Son Ministre à la Cour de Russie la Réponse aux autres points de la Nôte qui vient d'être communiquée.

Il n'a pas fallu moins d'une attaque aussi directe à la Gloire du Roi, de la part du Comte Razumoffski, pour Le resoudre à demander de Se separer de quelq'un qu'Il eut honoré de Sa bonté particuliere. Mais Se voiant à regret reduit à cette necessité, Sa Maj par une suite de Son ancienne bienveillance, a cherché à diminuer ce que le moment avoit de desagréable, par les soins qu'Il vient de prendre pour le départ du Comte Razumoffski, et par les attentions qu'on aura à l'égard du tems et de sa commodité dans le voiage et le trajet de S. Petersbourg.

Sa Maj voulant que le Corps Diplomatique fût informé de ce qui vient d'être exposé ci dessus, le Senateur Comte d'Oxenstierna a l'honeur d'en faire part par Son Ordre à Monsr. N.N.

Stockholm ce 23 Juin 1788. Signé: Le Comte d'Oxenstierna

Anm. En annan version, som jag inte närmare granskat, av detta dokument återfinns i "CAUSES CELEBRES DU DROIT DES GENS" TOME II Av Charles De Martens. I webbutgåvan saknas dock en sida.

 

Anjalaförbundets föreningsakt.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

Den Svenska Arméens Förenings Act.

I betraktande af de Våda, så af Invärtes Missnöje, som af Utvärtes Fiender, hvarmed Vårt Kära Fädernesland ögonskenligen hotas, är det hvar redelig Medborgares pligt att tänka på Dess räddning, om det ock vore med Äfventyr af Lif ock Egendom. Fullkoml.n öfvertygade om denna Fara ock rörde af den lifligaste Kärlek til Våra Medbröder ock den Fosterjord, som med Lifvet gifvit oss varma hjärtan til dess förvarande, hafva Vi alle Underteknade enhälligt förbundit oss att söka ock hålla hvad i fölgande Puncter anföres.

1° Vi afstå ej att yrka Freden med Ryssland, ock till den ändan påstå ock anhålle
2° om Riksens Ständers snara Sammankallande.
3° Vi yrke alla deras i Reg.formen utstakade Rättigheter.
4° Anhålle vi, att et Stillestånd måtte sökas, hvarigenom alle Fiendligheter kunde genast uphöra, i synnerhet som et nytt Krig med Danemark ock Svenska Kusternas härjande, af fientliga Flottor härigenom endast kan undvikas.
5° Arméens återställande å sina vanliga ställen ock Landsorter, innan Årstiden gjör det antingen för svårt eller omöjeligt.
6° Til Rikets Lagliga försvar upoffre Vi allt ända til sista Blodsdroppan.

Vi förklare härjämte att vår afsigt hvarken är att blanda oss i andra Regerings ärender eller anställande af de Revolutioner om störta Thronen öfverända, ock med blod ock bitterhet ofta söka mera enskild hämd eller förmonn, än det Allmännas Välfärd. Vår afsigt är att återlämna åt Lagen sin styrka, åt Konungen sin Lagbundna Magt, åt Ständerna sina förkränkta Rättigheter, ock åt oss i allmänhet Frihet, Ära ock Heder under den strängesta Laglydnad. Det blifver fördenskull vår tanke, att ej sjelfve granska några gjöremål, eller med våldsamhet handtera några af våra Medundersåtare, på det blod ej måtte dragas öfver våra hufvuden, ock att visa det Nöden ingifvit oss Fredens frimodiga Anda, ock ej Tvedrägtens eller Egennyttans giftiga ock skadeliga Anslag.

Att utföra detta verk förvänte vi oss ock anrope Försynens Biträde, i förtröstan upå vårt rena upsåt, som förena fullkomlig vördnad för vårt dyra Konunga Hus med Nitfull ock öm Sorgfällighet för det Allmänna bästa. Vare den nedrig ["niding" i "Hemliga handlingar", se nedan] ibland oss, som viker ifrå denna föresatz, ock blifve dens Namn en skamfläck, som sviker detta stallbrödraskap! Det vi uti Treenighetens Namn sammanbinde ock härigenom befäste, så sannt vi önske att Gud måtte hjälpa oss til lif ock själ!

N.N. &c. &c.

Anm. Två versioner av detta dokument återfinns på webben. Den ena, återgiven (och förmodligen lätt bearbetad) av P Wieselgren, finns i De La Gardieska arkivet. Den andra ingår i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen" av Ivan Eilert Schartau, tryckt 1821. Den ligger närmast den Sillénska avskriften. Där namnges också undertecknarna.

 

Anjalaförbundets deklaration den 12 augusti 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

Då den här liggande Arméen, samlad til Försvar af Rikets Gränser, som mann påstått vara hotade af Anfall, enligt Kongl. M ts Ordres, gått öfver den samma til Fredrikshamn, har sådant sket til fölge af Reg:formen, som stadgar att Konung äger commandera sin Armée, ock våro Militariska Lagar, som icke tillåta att pröfva, huru vida mann bör lyda eller icke. Menn då vi under Marche i Fiendens land ock under Murarna af Fredrikshamn intet märkt af Ryska Befälhafvarena annat än Defensive steg, hafve vi [så] fattat den til visshet sannolika tanka, att Anfallet af Svenska Nation är gjort.

[Ömme] som Medborgare om helgden af den Reg.form, vi besvurit, ock hvilken förbehåller Nationen rättighet, att döma om Nödvändigheten af Offensive Krig: Skyldige som Militärer att lyda Vår Högste Chef, hafve Vi funnit oss uti den för redelige Männ brydsamma omständighet, att se våra Skyldigheter stridande. Til att förena dem så mycket möjligt varit, hafva någre af oss gjort Kongl. M t underdåniga föreställningar i detta Ämne, hvarå, til allmän bedröfvelse, intet afseende blifvit haft.

Sedan vi, efter en misslyckad Expedition, härrörande af felaktiga Anstalter, dragit oss ifrån Fredrichshamn, hafve vi nogare betänkt vår ställning. Att strida med tapperhet ock dö, som vanligen är så ärefulltför en Militaire, hafve vi uphört att så anse, då Fäderneslandet ingen ting kunde vinna, utan tvärt om, befant sig uti de Omständigheter, att rådige och nitiske Ämbetsmän behöfvas, för att rädda det ifrå total Undergång. Dessa olyckeliga Omständigheter hafve vi funnit vara fölgande: Tropparne, som stå under vårt befäl, hvilke aldrig blifvit attaquerade innan de tagit Offensive steg, äro öfvertygade, att Misshälligheterne frå vår sida blifvit började, ock äro missnögde med et Krig, som Våre Mägtige Grannar på allt sätt synas vilja undvika. De hafva ike inset någon Nytta, som Kriget skulle tilskynda Allmänheten, ock Öfvertygelse om Nödvändigheten däraf, som ibland et til Frihet födt Folk tilskapar oöfvervinneliga stridsmän, har hos alla försvunnit; därigenom sucka de starkare efter det lugn, vi lemnat, utan att få byta det med Äran, ock äro motvillige att strida mot en Nation, som de önska vår vennskap. Den härvarande Arméens utslitna Beklädning, total Brist upå Förfrisknings medel. Svårigheten att få Proviant, hafva til Öfverflöd ökat Missnöjet ock Nedslagenhet hos Troppen.

Gränzen, som våre Tropper betäcka, anse vi väl tilbörligen bevakad, ock vilje äfven den samma, i händelse af anfall, til sidsta Blodsdroppan försvara. Menn som den bedröfvande Underrättelsen ifrån flera händer inlupit, att Ryska Flottan til öfverlägsen styrka kryssar utan för Sveaborg, att den tagit ock upbrännt et af våra Linieskep under vår Flottas ock Svenska Arméens ögon, som olyckan ifrån Vallarna af en utaf Rikets förnämsta Fästningar kunnat ses; tro vi Rikets Skärgård på alla sidor öpen för Mord ock Brand, ock med förtviflan måste vi tänka att det icke är oss ock våra vapen, utan Ryska Nations Mänsklighet, som vi hafve att tacka, om Vi finne, att Mord, Brand ock för[ödelse] icke rasat öfver vårt Fädernesland. Vi äre ock osäkre, huru vida Öfversten Baron Hastfer med sin Corps kan bevara Savolax för Ryska Arméens inbrott, ock i händelse han skulle gifva vika för Antalet, är hela landet öpet ock har intet annat än den Segrandes Ädelmod ock Mänsklighet att lita på.

I betraktande af denna ohyggeliga menn sanna Målning, hafve vi tagit det Beslut att på sätt närlagda Bilaga utvisar, vända oss til Hennes Käjserl. Majt ock försäkra Henne om Nationens tänkesätt. Utom Kärlek till Fäderneslandet ock omtankan om Dess väl, de största skyldigheter, förbinder äfven den Tro ock huldhet, vi svurit Vår Konung, oss til att våga sådant. Då vi set Hånom misströstande, då vi set Consternation ibland de Ämbetsmän, som omgifva Dess Person, hafve vi anset det vara redeliga Svenska Männ värdigt, att öpna Medel til Negociation tvänne Krönta Personer imillan, hvilket vi med bibehållande af Nations heder bättre tro oss kunna gjöra, än hvad Utländsk Magt som hellst, då den af intet annat än ensidiga ock för Riket främande Afsigter kan drifvas, ock vi däremot ej annat rådfråge, än Kärleken til Fäderneslandet ock Troheten för Vår Konung, med uppoffrande eller åtminstone äfventyrande af egna fördelar.

I betraktande af allt detta ock med full Lit till den Höga Lefvande Guden, som ser renheten af våra Afsigter, sväre vi Underteknade vid Hans Heliga Namn ock vår Heder, att med upoffrande af Lif, Blod ock Egendom söka afvärja de Olyckor, som hote Vårt Fädernesland. Hvarföre vi äfven härigenom med samma Heliga Ed oss imillan slute det fasta Förbund ock stallbröderskap, för att råda, hjälpa ock bispringa hvarandra uti alla de Mål, som med Allmän ock Enskild säkerhet hafva gemenskap. Ock i händelse Hennes Käjserl. Majt icke vil beqväma sig til en för Nation hederlig Fred, anse vi oss ifrå denna stunden hvar ock en personligen anfallna, ock förpligte oss att icke lefvande nedlägga vapen, innan Fäderneslandet är satt i Fred, ro ock säkerhet,

Anjala den 12 Augusti 1788.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Brev från general Carl Armfeldt till Gustaf III den 12 augusti 1788 från Anjala. [Avskrift av GW af Sillén 1788]

Til Kongl. Majt den 12 Aug. 1788.

Uppå Ed. K. M ts Nådiga Bref får jag härmedels Nåden afgifva det Underdåniga Svar, som Sanningen ock renheten af mina ock Arméens Afsigter fordra. Et Svar, som jag i underdånighet hoppas skall gifva ro ock hägn åt Ed. K. M t, som är för öm att vilja se et helt Rikes olycka, för mänsklig, att vilja vara orsak til den, ock som icke med liknögdhet kunnat se det onda, som hotar Ed. K. M ts ock vårt gemensama Fädernesland.

Vi hafve genom en Note til Ryska Käjserinnan begärt veta. om Negociation ock en hederlig Fred hade rum, för att däraf sluta, om vi borde anse våra Grannar för våra Venner eller Fiender. I förra fallet är icke allenast vår, utan äfven alla deras önskan, som sucka i tysthet ock icke äro nog eldade af Kärlek til Ed. K. M t ock Fäderneslandet för att våga agera, den att Ed. K. M t ingår en hederlig Fred. I senare, äre vi alle beredde att strida ock dö för Ed. K. M t ock Fäderneslandet, inom eller utom Rikets gränzer.

På det Ed. K. M t må i Nåder se, huru vi tänkt ock förenat oss, fölger härhos i underdånig Afskrift det Document, jag med större delen af Arméens Officerare underskrifvit. Vi anse icke öfverens stämmande med våra rena afsigter att dölga det minsta, ock Ed. K. M t täckes häraf i Nåder döma, om sådane Undersåtare icke är värdige at gifva sin Konung Råd, eller strida för Hånom ock Fäderneslandet med full öfvertygelse om Lagligheten ock rättvisan af Kriget, det enda som kann freda våra Samveten, hvilkas Vittnesbörd vi hafve ock icke vilje bortbyta.

Om vårt tagna steg ämnade vi i underdånighet underrätta Ed. K. Maj t, så snart något decisift Svar ankommit. Men då anledningen är så stor att det samma yppa, hafve vi trot oss icke böra härmed uppskjuta.

Brefvet till Öfversten Baron Hastfer ifrå Gouverneuren Gyntzell [ref. nedan har här i stället "Bunzell, Kommendanten i Wiborg"] är äldre än vår Note, som därtil ingen anledning gifvit. De trogne Undersåtare, som otvunget säga Ed. K. M t Sanningen, förtjena att härutinnan vara trode. Til den först nämde afgår nu en Express. Vi försäkre hånom om vår oförändrade Nit för Ed. K. M t, ock att vi med glädje äre beredde på alla fölgder af et Krig, då det blir rättvist, ock hvars utgång vi då med fullkomligt sinneslugn öfverlemne til den Högste, som styrer Staters ock Menniskors öden.

Avsändaren nämns inte, men är enligt ref. nedan General Armfeldt.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Anjalaförbundets skrivelse till ryska kejsarinnan.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

Note till Ryska Käjsarinnan.

Då nedanskrefne General ock här varande Regimenten ock Corpser, såsom underkastade Militarisk skyldighet sammanstött til att försvara Rikets Gränz emot befarat Inbrott, samt blifvit beordrade den öfvergå ock intaga de positioner, Ed. Käjserl. Majts Troppar godvilligt öfverlemnat, har det sket utan rigtig kännedom af hvad därmed åsyftades, förr än Vi under Murarna af Fredricshamn hummo eftersinna, det steg vore tagne mot Nationens Rättigheter, dem vi böra äfven så ifrigt försvara, som upfylla våra Militariska Skyldigheter.

Uti denna brydsama ställning, att fullgjöra våra Skyldigheter som rättskaffens Patrioter, ock upfylla de Pligter, oss som Militairer åligga, tro vi oss hafva funnit det rätta Medlet, då vi inför Ed. Käjserl. Majt våge i underdånighet försäkra, att Nationens gemensama, ock i synnerhet dess Finskas [önskan] är, det en Evig Fred ock Grannsämja måtte vara bägge Riken imillan, fast den nu til vår oro blifvit störd af några oroliga [hufvuden] i Staten, som under sken af Allmänt Väl sökt dölga ensidiga Afsigter, ock hvilka så mycket lättare hos de om Nationens interesse mindre kunniga vunnit et ögnablicks förtjusning, som minnet ännu är friskt af den sista Fred med Ryska Monarchien, som slöt et olyckeligt Krig ock styckade vårt land.

Uti denna belägenhet våge vi för Ed. Käjserl. Majt i underdånighet föreslå, såsom den säkraste Borgen för en så evig ock stadig varande Grannsämja som för båda Riken nyttig Fred, om Ed. Käjserl. Majt återgåfve Vårt Land de Landamären, som för et halft hundrade år sedan utgjorde dess Gränz. Den illa sinnade hade då ingen anledning att störa Freden, ock Ed. Käjserl. Majt visade då et nyt vedermäle af Sin bevågenhet emot Nationen, gaf et säkert prof af sin glömska öfver det framfarna, samt upreste Sig den mest hedrande ock varaktigaste Ärestod i tacksamma Grannars ock mest nitiska Bundsförvanters hjärtan.

För att få veta, huru vida någon Negociation med Rikets Representanter, i tilbörlig ordning samlade, vore möjelig, afsända vi ÖfverAdjutanten Major Jägerhorn, hvilken äger vårt fulla förtroende, ock hvilken vi i sakernas nu varande belägenhet ej utan oro kunne återvänta.

Det allernådigste Svar, som af Ed. Käjserl. Majt kan bringas, skall decidera, om vi få nedlägga vapen ock återvända til det Lugn, som gjör Rikets Sällhet, eller om vi få bära dem på et för Riket mera hedrande ock värdigt sätt, hvilket vi äre öfvertygade böra vara Svenska Mäns öde, då de med visshet veta, att det är för Fäderneslandet, de trotza faror ock döden.

Underskrifvit af Generalen Carl G. Armfellt.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Anjalaförbundets underrättelse till de svenska regementena om sina företag och avsikter den 25 augusti 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788.]

1000 Mann af Gardet, Södermanländningarna, Åboländningarna, Björneborgare, En Bataillon EnkeDrottningens, En Dito Stackelbergs, En Dito Upländningar, En Dito Västmanländningar, Dito Östgötar, En Dito Nerike ock Värmelands, En Dito Älfsborgs, En Dito Västgöta Dals, En Esquadron Nylands Dragoner. [Oklart om denna uppräkning avslutar föregående avskrift, inleder denna, eller är en fristående notering.]

Avertissement.

Början til närvarande Krig är för mycket bekant, att vi därmed skulle uppehålla oss. Våra Svenska Medbröder hafva vi med glädje hört därom hysa lika tankar med dessa Corpser. Det är i anledning häraf, efter en misslyckad Expedition, hvilken å daga lagt för oss brist i alla tillgångar ock fel i tilställningarna, som vi rätt börjat eftersinna Konungens ock Fäderneslandets Situation: En bedröfvande betraktelse, för mycket känd att vi därvid skulle uppehålla oss.

Då vi som Militairer intil denna stund efterlefvat Ordres, som blifvit gifna, hafve vi som Medborgare eftersinnat Medel att få det öfver Riket upgående Oväder stillat. Att Kongl. Majt icke härutinnan velat förena Sig, hafva vi, af Dess Svar på våra underdåniga föreställningar, blifvit med oro öfvertygade om. Vi hafve därföre måst vara betänkte på andra utvägar. Vi hafve äfven trot oss finna den bästa utväg, då vi lemnat Nationens Ombud tilfälle til Negociation om Fred, samt sparde Konungen att taga det första steg härtil, som vi utan kränkning af Dess Värdighet icke trot hånom kunna gjöra.

Att upfylla alla dessa ändamål hafva vi uti en til Hennes Ryska Käjserl. Majt adresserad Note, begärt få veta, om vi borde anse den Ryska Nation, hvilken vi aldrig ville anfalla, för Venner eller Fiender, då vi i förra fallet ville söka att gjöra allt til Fredslugnets återställande, ock i senare fallet försäkrade oss vara beredda att inom eller utom Rikets gränz, med lif ock blod försvara Konungen ock Fäderneslandet.

Vi hafva så mycket mer anset oss befogade til detta steg, som intet annat Medel gafs att hos oss stadga Öfvertygelse om Sakens rätta beskaffenhet samt Lagligheten ock Nödvändigheten af Kriget. En oomgängelig sak att veta för et til Frihet födt Follk, som äljes bortblandas med förakteliga Maskiner, och aldrig kan gjöra den nytta, mann af den rätta ock i Själen grundade Tapperheten bör vänta.

Vi hafve nu erhållit Hennes Käjserl. Majts Svar, hvarigenom Hon förklarat sig aldrig varit sinnad att angripa Sverige med vapen, samt Dess benägenhet til Fred med en Nation, för hvilken Hon yttrar sin aktning, den Hon med Ordres til Sina Troppar, om uphörande med alla Fiendligheter, efter ankomsten af vår Utskickade å daga lagt: hvaremot Hon begärt, att Våre Tropper skulle lemna Hennes land. Menn som Hennes Käjserl. Majt icke tror Kongl. Majt til denna Fred benägen, har Hon yttrat sig villig att afhandla detta ärende med den Corps, som representerar Svenska Nation.

Detta Hennes Käjserl. Majts Svar gifve vi nu Kongl. Majt til känna, med underdånig Anhållan att Kongl. Majt med första ville sammankalla Rikets Högloffl. ständer, för att, i samråd med dessa Sina rätta ock trognesta Rådgifvare, återställa lugn ock fred i Riket. Uti denna Anhållan, som vi anse värdig att vara gjord af rättskaffens Medborgare, besvärje vi alle Patrioter vid Fäderneslandets heliga namn, hvilket ingen redelig Svensk mann ännu utan innersta rörelse nämt, att förena sig, öfvertygade att ett Kärt, menn skakat ock hotat Fädernesland på intet annat sätt, än igenom fullkomlig Enighet, kann räddas från Olyckor, hvilka vi til hela sin vidd icke vilje föreställa oss.

Vi anse öfverflödigt att föreställa flera bevekande skäl. En rätt sak har icke behof af vältalighet då mann talar til Uplysta Medborgare om deras eget Väl. Vi hafve prefererat att på Stridsmäns okonstlade sätt upgifva hvad vi gjort, öfvertygade, att Nitet för det Allmännas Bästa eldar lika alla Svenska Medborgare, ock att intet annat sätt gifves att förekomma oväntade ock oförutseda Olyckor.

Anjala d. 25 Aug. 1788.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Brev från general Carl Armfeldt till Gustaf III den 24 augusti 1788 från Anjala.
[Avskrift av GW af Sillén 1788]

Til Kongl. Majt d. 24 Augusti 1788

Uti den underdåniga Skrifvelse til Ed. Kongl. Majt, som vi, upå härvarande Arméns vägnar, under d. 12 i denna Månad, hade nåden afsända, utfästade vi oss, att gifva Ed. Kongl. Majt til känna, hvad Svar Hennes Käjserl. Majt upå vår Note skulle afgifva. Detta Svar har nu ankommit ock vi skynda oss att därföre i underdånighet gjöra Ed. Kongl. Majt redo.

Hennes Käjserl. Majt har förklarat Sig aldrig hafva ämnat anfalla Svea Rike med Krig, ock för att så mycket mer visa Sit fredliga Sinnelag, har Hon gifvit Ordres att innehålla med Fiendligheter, sedan Hennes Land vore evacuerat af Ed. Majts Tropper, äfven att Hon vore färdig att ingå en stadig ock uprigtig Fred med Svenska Nation, så vida Hon trot Eder Kgl. Majt därtil icke vara benägen.

Det är i anledning häraf, som vi våga hos Ed. Kgl. Majt i djupaste underdånighet anhålla, att Ed. Kgl. Majt ville sammankalla Riksens Ständer. Om någon tid varit orolig, om snar hjälp någonsin varit af nöden, är det nu, ock af hvem kunde Eder Kongl. Majt vänta et Kraftigare understöd, än af Sina trogna ock tilgifna Undersåtare?

Avsändaren nämns inte, men är enligt ref. nedan General Armfeldt. Där uppges också, att brevet, av konungen ouppbrutet, skickades tillbaka med budbäraren.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Dansk deklaration den 27 augusti 1788 om militärt stöd till Ryssland.
[Avskrift av GW af Sillén 1788]

Declaration, remise par le Comte de Rewentlau au Ministére de Sa M Suedoise le 27 Août 1788.

Sa M L'Imperatrice de toutes les Russes, attaquée par mer et par terre par les Armées et par la Flotte de S.M. Suedoise, aiant reclamé les Secours stipulés dans les Traités d'Alliance Defensive, conclus avec le Danemarc dans les Années 1763 et 1769, renouvellés et confirmés par le Traité Definitif de l'année 1773, et aiant exposé à S.M. Danoise les faits et les argumens destinés à fonder cette Reclamation et à servir de preuve du cas d'Aggression, S.M. les a pesés avec cette attention soigneuse, qu'elle devois à S.M. Suedoise, à Son respect pour tous Ses devoirs, à Son amour pour la Paix, enfin à tous les Principes, qu'Elle a avoués depuis le commencement de Son Regne. Elle en a reconnu l'evidence, et n'aiant ainsi plus qu'à consulter que la Fidelité dûe à des Engagemens anciens et inviolables, et la bonne foi, cette Loi sacrée pour tous les Souverains, Elle declare à S.M. le Roi de Suede, que ce sont Ses propres demarches, qui la determinent à present: qu'Elle les regrette d'autant plus, qu'Elle n'a negligé aucun Moien, qui étoit dans Son pouvoir, pour les prevenir, et qu'Elle a constamment ambitionné Son Amitié et une harmonie parfaite avec Lui. S.M. declare en même tems, qu'Elle cede des apresent, et en conformité de Les Traités Definitifs et de la maniere qui y est stipulée, une partie de Ses Vaisseaux de guerre et de ses Trouppes, qu'Elle commencera d'armer, à la libre Disposition de L'Imperatrice de Russie, Son Auguste Alliée. S.M ajoute à cette Declaration L'Assurance Solemnelle, de n'avoir d'autre vûe et d'autre Souhait, que le rétablissement d'une Paix Solide et assurée, et que cette demarche actuelle puisse servir elle même à y contribuer. Le moment, où Elle verra Ses souhaits remplis à cet egard, Lui sera aussi cher, que celui, où la Tranquillité a été interrompue, Lui a paru amer et affligeant.

Anm. En till svenska översatt version av detta dokument återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Not från greve Carl Vilhelm von Düben till danske ambassadören i Stockholm den 12 september 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788]

Note öfverlemnad af Kgl. Svenska Ministéren til Kgl. Danske Envoyén.

Utom det Kongl. Mt, genom Sin Ambassadeur i Köpenhamn, låtit gifva Sina Afsigter til känna ock visat Hans Majt Konungen af Danemark det förtroende att updraga Hånom Omsorgen att återställa Freden imillan Konungen ock Käjsarinnan af Ryssland, vil K. Mt ytterligare undanrödja allt hvad som kunde väcka Missnöje ock Kallsinnighet imillan Hånom ock en Prinz, som med Hånom är förenad igenom så heliga band, ock förbehåller sig, efter nödvändigheten af omständigheterna det oomgängeligen fordrar, att påminna Hans Danska Mt, huru mycken flit K. Mt användt att stadfästa det goda förstånd, hvilket i mer än 60 år imillan Sverige ock Danmark varat, til hvilket bestånds fortsättning K.M. ingen ting vil underlåta, som kan bidraga til bibehållande af den längsta Fred, som bägge Rikens Häfder förmå upvisa. Ock som K.M. därjämte har Sig bekant den möda andre Magter gjöra Sig att utsläcka den nya Krigslåga, som hotar Norden, inskränker Han Sig, för det närvarande endast vid att begära en tydelig ock precis Förklaring öfver Konungens af Danmark afsigter, efter hvilka K.M. skall inrätta Sina steg.

Konungen af Danmark gifver til känna, att Han, til fölge af Tractater ock de däri aftalte händelser, öfverlemnar en del af Sina Krigsskep ock en del af Sin Armée til Käjsarinnans af Ryssland fria disposition. K.M. som hitintill varit okunnig om de mellan Danmark ock Ryssland slutna Tractaters vidd ock innehåll, begär af Konungen Sin Svåger få veta, om det är auxiliaire Troppar ock Krigsskep, han ärnar lemna til Ryssland. I den händelsen, ock enligt den i alla tider vanliga Seden, kunna dessa Tropper ock dessa Skep icke agera mot Sverige annorstädes än i de haf ock i de provincer, som tilhöra Ryssland, ock böra transporteras på de ställen, där Kriget för närvarande föres: i hvilket fall, långt ifrån att anse K.Mts af Danmark steg för fiendliga, inskränker K.M. Sig allena inom den Sorg att se Konungen Sin Svåger medels Sin hjälp understödja Sveriges Fiende. Menn om desse Troppar gå ut ifrå K.Mt af Dk Länder, som gränsa til Sverige, för att gå in i Kns af Sverige provincer ock anfalla Dess Undersåtare, Fästningar ock Troppar, ser Konungen Sig nödsakad att då anse den långa Freden, som imillan Sv. och Dk äger bestånd, vara bruten, ock Kn af Danmark för angripare. K.M. försäkrar på det högtidligaste ock vid Sit Kongl. Ord, att de försigtighets steg, han vid Gränzen i Norrige ock i Skåne ärnar taga, äro icke annat än försvarsvis, ock att Dess ifrigaste önskan är, att bibehålla en Fred, som är så nödig för bägges Undersåtare.

K.M. förväntar Sig ett tydeligt ock precist Svar, som skall afgjöra Dess ytterligare steg.

K.M. har befallt Undertecknad Rikets Råd i Sverige, att lemna denna Note til Hr Grefve Rewentlau såsom Svar upå den Declaration, han till hånom lemnat af d. 27 sistl. Augi ock låta tillika veta, att Bar. Sprengtporten, K. Mts i Köpenhamn varde Ambassadeur, har befallning att häraf lemna del til K.Mt af Danmark Ministére.

Stockholm d. 12 Sept. 1788. C.W. von Düben.

Anm. En annan version av detta dokument, med endast smärre avvikelser, återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

 

Gustaf III:s deklaration i Helsingfors den 21 juli 1788.
[Avskrift av GW af Sillén 1788]

Declaration de S.M. le Roi de Suede.

Le Roi a, pendant 17 ans de regne, donné trop de preuves de son amour pour la paix et du soin au le quel S.M. a taché de maintenir la bonne harmonie aves ses voisins, pour que le Roi croie necessaire de faire l'apologie de sentimens aussi connûs, et que tant d'années de repos et de tranquillité ont justifiés aux yeux de l'univers entier. Le Roi a surtout mis tous ses efforts à maintenir la paix avec la Russie, que S.M. trouva conservée durant tout le regne du Roi son Pere; et quoique cette Puissance donna au Roi, dès son avencement au Trône, les plus justes sujets de mécontentement par les intrigues reïterées qu'Elle se plaisoit à entretenir contre la personne même du Roi, comme Elle l'avoit déja fait contre la Personne du feu Roi, pendant les dernieres années de la vie de ce Prince, S.M. sacrifia son juste ressentiment à la tranquillité publique, et crut que L'Imperatrice, egarée par des rapports faux et exagerés, eclairée par la conduite uniforme du Roi, et ouvrant les yeux sur ses veritables interêts, rendroit enfin justice aux sentimens de S.M. et cesseroit de vouloir porter la division et le trouble dans le sein d'une Nation, réunie par le courage du Roi, et qui avoit eu le noble fermeté de briser les liens, que ses Voisins étoient occupés à lui donner par le soûtien de l'anarchie et du desordre.

L'Epoque où la Russie, accablée d'une guerre onereuse, longue et sanglante, quoique remplie de succès, eprouvant les calamités de la disette et de la peste, dechirée dans son sein par la revolte qui menaçoit jusqu'au Trône de L'Imperatrice, où Moscou tremblant à l'approche du Rebelle Pugatschew demandoit un promt secours, et où, pour le lui donner, L'Imperatrice, forcée de degarnir sa frontiere, la laissoit ouverte et sans defense, suivit bientôt celle où Elle ne paroissoit qu'occupée d'ebranler le Trône du Roi.

Si S.M. n'avoit consulté que les mêmes principes qui determinoient les demarches du Cabinet de Petersbourg, le Roi eut pu porter des coups funestes à la Russie, et qui auroient même rejailli sur la personne de l'Imperatrice. Loin de se livrer à des sentimens, qui, par tout ce qui avoit précedé, eussent peutêtre été excusables, Le Roi resta dans une parfaite tranquillité et espera par une conduite aussi pure, convaincre L'Imperatrice de ses sentimens particuliers et des principes qu'Il sétoit prescrit de suivre pendant tout le cours de son regne. Non content d'une conduite si pacifique, et voulant ne rien negliger pour arracher jusqu'aux moindres sentimens d'animosité, que les succès même du Roi pouvoient voir laissés dans l'esprit de L'Imperatrice, et en même tems éteindre toutes les haines nationales que tant de guerres avoient allumées, S.M. chercha, par une connoissance personelle, de convaincre L'Imperatrice de son amitié et de son desir de maintenir la paix et la bonne harmonie entre les deux Etats.

Le Roi aimeroit à s'arrêter à cette epoque dont le souvenir, encore cher à son coeur, lui rappelle la douce et trompeuse illusion dont il fut pendant long tems ebloui, et pendant la quelle il croioit pouvoir regarder L'Imperatrice comme son amie personelle, si les circonstances, qui se sont depuis developpées, lui permettoient de se retracer ces momens de son regne. Le Roi en appelle à L'Imperatrice elle même, si S.M. a rien negligé pour lui témoigner à Elle personellement et à L'Empire de Russie la confiance et les sentimens pacifiques et amicaux, qu'Il regardoit comme utiles aux deux Empires. C'est cependant au milieu de ces soins et tandis que le Roi ne cessait de compter sur la constante union, qu'Il avoit crû si bien établie, que le Ministre de L'Imperatrice tachoit par ses menées sourdes [hemliga förehavanden], par ses propos et par ses actions, de reveiller cet esprit de desunion et d'anarchie, que le Roi avoit le bonheur d'étouffer au commencement de son regne, et qu'alors L'Imperatrice avoit fomenté et soudoié [besoldat] avec tant de soin. Et tandis que le Comte de Rasumowski tâchoit ainsi de troubler l'interieur de l'Etat et de changer le saint caractere d'un Ministre de paix en celui d'un perturbateur du repos public, il osoit prêter au Roi dans ses raports les desseins les plus hostiles contre la Russie.

Le Roi n'aimeroit pas à dévoiler aux yeux de l'Europe des fautes, que les soins continués et systematiques de la Russie, plus encore qu'un esprit de vertige, eut fait commettre à une partie de ses sujets. Le Roi accoûtumé à les regarder avec les yeux d'un pere tendre, de les cherir comme ses enfans, sent dans ce moment combien il en coûte à un Pere de découvrir à un tiers des fautes qu'il voudroit ensevelir dans un profond oubli; mais comme rien ne met plus au jour la conduite de son puissant Voisin et les justes sujets de plainte du Roi; que l'interêt même de tous les Suedois exige que l'Europe connoisse les maux que l'on preparoit à L'Etat, les complots faits contre la personne même du Roi au milieu et sous l'ombre de la paix, et la veritable raison de la conduite en apparence si moderée de la Russie, qui cache des desseins bien plus funestes que les fleaux d'une guerre ordinaire; Le Roi se voit forcé de dévoiler la verité et de la mettre dans tout son Jour. L'Europe y reconnoîtra la marche non interrompuë d'un esprit d'aggrandissement et de domination, qui, de tout tems, fit le caractere du Ministére [stavas genomgående med accent aigu av GW af Sillén] de Russie. Elle y reconnoîtra sous des formes peu differentes, les mêmes demarches qui, il y a 16 ans, perdirent la Pologne, asservirent la Crimée, et rendirent la Coulande presque dependante de la Russie.

C'est une chose connuë, depuis plusieurs années, que peu après la Paix d'Åbo, la Russie forma de dessein de separer la Finlande de la Suede, et sous le specieux pretexte de rendre ce pays independant, n'en faire en effet qu'une province feudatrice de la Russie, telle que l'est effectivement aujourd'hui la Courlande. Il est triste de penser que ces mots sacrés de liberté et d'independance soient, comme le nom reveré d'un Dieu de misericorde et de paix, presque toujours le signal des desordres et des calamités. Mais telle et la foiblesse attachée à la humanité, que ce qui doit servir au bonheur des hommes, n'a que trop souvent été la cause de leurs malheurs et des desolations que la guerre traine après elle. Ces projets de la Russie furent à la verité dans ce tems étouffés à leur naissance, plus peutêtre par l'attachement des habitans à la Suede, et par les devastations exercées dans cette province par les Russes, durant les guerres de Charles XII et de 1741, dont le souvenir recent irritoit encore les esprits, que la moderation de la Russie; Mais les principes et les plans furent conservés par le Cabinet de Petersbourg, et la premiere occasion favorable fut saisie pour les mettre en execution.

La defection d'un Officier distingué [Sprengtporten], qui avoit pendant plusieurs années été honoré de la confiance de son Souverain dans des departemens importants en Finlande, et qui, par un commandement des plus étendus dans ces provinces, avoit été à même de se concilier la confiance de beaucoup d'habitans de ce pays, et qui après avoir quitté le service du Roi et s'être laissé de celui d'une puissance Etrangere, chez qui Le Roi lui avoit fait avoir une place honorable, avoit passé au service de la Russie, fut l'epoque où les plans ambitieux de la Russie se reveillerent. Depuis ce moment elle ne cessa de travailler à fomenter un esprit de zizanie [tvedräkt] et de revolte dans ce grand Duché. L'on vit même un des Officiers Generaux de cette Puissance parcourir vers la fin de 1786 la Finlande; sous le prétexte de voiager, reconnoître tous les postes, les endroits attaquables et ceux qui par leur situation étoient forts, examiner les habitans, sonder les esprits, et par son empressement à tout connoître, ne denoter que trop les desseins secrets de sa Cour.

Si le voiage de L'Imperatrice, qui se fit peu aprés pour Cherson, suspendit pour un tems les soins que le Cabinet de Petersbourg se donnoit pour détacher la Finlande de la Suede, ces soins furent bientôt redoublés peu après le retour de cette Princesse de son grand voiage, et les cabales que son Ministre à Stockholm tâchoit de former, jointes aux efforts secrets que le Cabinet de Petersbourg se donnoit pour troubler la tranquillité de la Finlande, prouvent assez les projets et les vûes de la Russie, vûes directement dirigées contre la personne du Roi et la tranquillité interieure de la Suede.

La declaration de guerre faite par la sublime Porte Ottomane à la Russie, qui arriva sur ces entrefaites, fut un nouveau motif pour la Russie de redoubler les efforts pour semer la zizanie et le trouble dans le sein de la Suede, qui, unie par un Traité ancien et permanent avec la Porte Ottomanne, conclu déja en 1739, et obligée par ce Traité à ne point abandonner un aussi ancien allié, paroissoit redoutable à la Russie.

Le Roi n'a cependant cessé de faire les demarches les plus convainquantes pour persuader la Russie de ses sentimens pacifiques, sans cependant oublier un Allié avec le quel la Suede se trouve unie par des liens aussi formels. Le Roi a offert à la Russie par trois fois sa mediation pour pacifier les differens elevés entre Elle et la Porte; mediation d'autant plus efficace, que L'Europe entiere connoît le credit de la Suede près de la Porte, influence qu'elle a conservée depuis le long sejour que Charles XII fit dans ces contrées.

C'est dans ce moment que le Comte Rasumowski, mettant le comble à ses demarches offensantes, a dans une Note Ministerielle, concûe dans les termes les plus insidieux, sous les apperences de l'amitié, osé vouloir separer le Roi de la Nation, en a appellée à Elle, et sous le specieux pretexte de l'amitié de L'Imperatrice pour la Nation, tâché de rompre ces liens sacrés qui unissent lr Roi et ses sujets. Rien n'a pu mieux dévoiler les sentimens et les projets encore cachés de la Russie, que cette demarche et les phrases mêmes contenuës dans la Note en question. Le Roi a communiqué aux autres Cours de l'Europe, alliées ou en relation intime avec lui, les motifs qui ont dicté l'éloignement du Comte de Rasumowski. Dans ce moment le Roi n'a consulté que ce qu'il se devoit à lui même, à ses peuples, à la tranquillité publique, et a ecarté de sa personne un particulier, qui, en abusant du droit des Gens, cessoit d'avoir droit d'enjouir, et lorsque S.M. en respectant encore en lui le caractère dont il mesusoit, a mis dans la demarche, que le Roi devoit à sa gloire, tous les ménagemens possibles, S.M. croit avoir encore donné une derniere preuve de ses egards pour l'Imperatrice et du respect que le Roi porte au droit des Gens.

C'est dans ces circonstances que le Roi s'est rendu en Finlande à la tête de son Armée, dans le dessein de s'expliquer avec l'Imperatrice et de s'assurer de la tranquillité d'une province aussi importante. S.M. esperoit obtenir par des paroles amicales la satisfaction que lui étoit dûe d'un Ministre qui avoit abusé de son caractere sacré, Le Roi esperoit pouvoir engager la Russie à accepter la Mediation de la Suede et par là satisfaire aux engagemens qui lioient le Roiaume au sort de l'Empire Ottoman, sans être obligé de combattre pour leur cause, Le Roi esperoit enfin de la justice de L'Imperatrice, d'être dédommagé des frais d'un armement que les circonstances l'avoient obligé d'effectuer. Mais un enchainement des circonstances peu prevû entraina rapidement la rupture d'une paix dont le maintien avoit pendant 16 ans été le but où tendoient tous les desirs du Roi. Des Troupes légères Russes avoient dans ce moment même attaqué des postes avancés des Suedois en Savolax. Le Brigadier qui commandoit pour le Roi dans ces provinces éloignées, croyant la guerre commencée et voyant des hostilités effectuées sur la frontiere, suivant des ordres anciens necessaires en cas d'invasion blocqua le château de Nyslott, s'empara des pistes importans qui seuls peuvent couvrir ces provinces éloignées de la devastation des hordes barbares attachées au service de la Russie; provinces dont les frontieres, rétrécies par la paix d'Åbo, sont entierement ouvertes et impossibles à defendre sans se rendre maître des défilés situés dans la Finlande Russe. Ces nouvelles, portées à la Flotte, entrainerent de même ses operations, et bientôt une bataille navale, gagnée par le Duc de Sudermannie contre les forces superieures, decida de l'explosion de guerre, malgré le soin du Roi pour l'éviter, soin qui avoit fait perdre le moment unique et favorable de se saisir de sept vaisseaux de guerre Russes entourés par la flotte Suedoise.

Malgré tant de griefs et malgré que le Roi ignore encore ce qu'est devenu son Ministre et le sort de deux Officiers envoyés en Couriers à Petersbourg, S.M., n'abandonnant point ses inclinations pacifiques, est encore prête à la Paix, pourvû que l'Imperatrice Lui en offre une honorable, et que le Roi soit admis et assuré de procurer à la Porte Ottomanne une paix sûre et stable.

A Helsingfors le 21 Juillet 1788.

Anm. En svensk översättning av detta dokument återfinns i "Hemliga handlingar hörande till Sveriges historia efter konung Gustaf III:s anträde till regeringen", tryckt 1821.

Denna Declaratio blef försvenskad uti Stockholms Posten införd först i Septbri.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 10 januari 2010.
Hemsida
Nyheter
Galleri
Curriculum Vitae
Araguacema
Christofer
Kerstin Amanda

Rymd (eng)

Istider och växthusgaser
Historia
Tedas historia
Liber 1932-1999
Släktträd
Litteratur (eng)
Schack (eng)
Cykling
Sport
Webb-tips
Roliga citat (eng)
Kontakt