Brev från Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 26 september 1788.

A Ryda ce 26 Septbre 1788
Ankt. den 25 October, besvt den 5 November.

Mon Cher Fils; Aiant reçû Vos deux cheres lettres du 22 May et du 19 Juillet, dès le 21 Juin et le 19 Août, je sens bien, combien Vous devez être emerveillé de n'en avoir point eu de ma part depuis celle, que j'eus le plaisir de Vous écrire le 17 Juin. Comme la premiere des Vôtres me vint 3 jours après le depart de la mienne, je ne me pressai pas d'y répondre, et je remis ce devoir pour quelques jours, afin de Vous écrire en compagnie de Vôtre Soeur, après les tournées, qu'il lui faloit faire ensuite de la Nôce. Le 23 Juin nous partimes pour Ekholmen, où nous passames jusqu'au 29. Le Mois de Juillet se passa entre de petits voïages et les eaux de Lislena, que Vos Mere et Soeur devoient prendre logées dans le Bostelle de Vôtre Frere, comme le fit Mde Ramstedt l'année passée avec beaucoup de fruit. A la Mi Juillet l'enfant et la femme du Maître Valet y furent attaqués de dysenterie, maladie epidemique dans la contrée, ce qui obligea nos Dames de s'en retirer. Vers la fin du Mois, ce fut le 28, elles s'y rendirent de nouveau, faisant en même tems une Visite à Hoegby, où elles et nos Hôtes de Bioernarbo s'étoient donné un rendezvous. Elles allerent en Caleche. La chaleur de ce jour étoit entremêlé de bouffées de vent et de pluie. Il faut que Vôtre Mere en ait pris froid. Mercredi le 30 Juillet Elles vinrent diner ici avec moi, et s'en retournerent le soir. Alors, en arrivant à Oestersta, Vôtre Mere se sentit prise d'un rhumatisme par tout le corps, et si violent, qu'elle fut allitée des le moment. Elle se fit saigner [åderlåta] le lendemain matin, mais sans que la fievre en diminuât, et son ancienne goute se reveillant lui donna des douleurs aigues, qui la rendirent immobile sans lui donner de relache. Je n'en savois rien, lorsque vendredi le 1 Août, sur les deux heures, elle arriva transportée lentement avec de cruels tourmens, et portée dans son lit. Depuis ce moment cette maison a été un reduit de souffrance et de tristesse. Vôtre Mere commença a être moins mal et nous ne craignimes plus pour ses jours, lorsque Vôtre Soeur, epuisée de souciset s'étant trop souvent vêtuë trop legerement selon sa coûtume, tomba malade de 22 Août du même mal que la Mere, mais avec plus de violence. Voilà deux Malades à la fois, chacune dans son apartement, durant plusieurs semaines. La Parentée, Made Moerner, les Dlles Ekenberg, Made Hierta, Made Oestman et Mlle Caterine Marie, ces deux encore presentes, se sont empressées de soigner nos Malades. Plus de 12 Couriers ont été prendre les Ordonnances de Msr Schultzenheim. Ce digne Ami est venu jusqu'à cinq fois ici assister en personne, une fois Vôtre Mere, et quatre fois Vôtre Soeur, dont les matin sont compliqués, goute, dysourie, flueur blanche, interruption des regles &c, et par tant beaucoup plus opiniatres. Voilà 8 semaines passées en souffrances par Vôtre Mere. Elle a quitté le lit depuis quelques jours, elle s'exerce à marcher dans son Apartement, quoiqu'avec peine, et elle se hazarde quelques fois à passer dans la chambre où est Vôtre Soeur. C'est la Grande Chambre à lit, où Vôtre Mere fit transporter Ve Soeur. Il y a 2 ou 3 semaines, pour lui faire avoir plus de tranquillité, qu'elle n'en pouvoit avoir dans la sienne, comme située sur la Cour. Elle est si foible cette jeune femme, cet aimable Enfant, que le moindre mouvemt d'une porte, la sonnerie même de la Pendule, lui donne des Spasmes, des fremissemens semblables, bien de fois, à des Convulsions.

Jugez, Mon Cher Fils, de l'état où je me trouve depuis 8 semaines, et si je n'ai pas été fondé à ne Vous rien écrire tandis que le sort de nos bien aimées restoit indecis. Maintenant, que Vôtre Mere est sur pied, et que Msr de Schultzenheim (qui s'en alla dernierement Mardi passé après nous avoir donné deux jours entiers) assûra sur son honeur, que la vie de Ve Soeur n'est aucunement en danger, quoique son rétablissement tire en longueur, je crois ne devoir plus tarder à Vous donner de nos Nouvelles, pouvant se faire sans trahir la verité, d'un côté, ni Vous dechirer le coeur, de l'autre.

Pour moi, quoique accablé de soucis et même de travail de toute espece, je me porte bien, Graces au Ciel. Tout le Mois de Mai j'étois indisposé sans être allité. Je craignis que ce ne fut de L'Asthme, ou d'une hydropisie de poitrine, que j'étois travaillé. Mr Schultzenheim soûtient que c'étoit de la goute, ou un violent rhumatisme, et il eut bien raison, puis qu'il m'a gueri.

Vos deux Freres en Finlande se portent bien, selon les dernieres nouvelles, que m'en [a] donné Mr Lagresuerd, Secrete du Roi, le 14 Court, venant de Finland et allant joindre le Roi en Dalecarlie. Les dernieres lettres, que j'ai eues de leur part, sont du 15 Août. On n'écrit guere par la pose. Le post est cher, et les lettres sont toutes ouvertes et refermées dans un certain bureau.

Vôtre Tante d'Acrelenna s'est enfin rétablie, depuis sa maladie de 9 mois. Le reste de nos Parens, tant là, qu'à Ârby, à Eka, Vernsta et Molhamer, se porte bien, ainsi que Nos Revds Mrs Ramstedt, Peterson, Berg et leur familles.

Venons à Vos Affaires. Le 1 Juillet j'eus une lettre de Mr de Schroederheim, par la quelle il me promet de faire pour Vous en Finlande, ce que la presse des affaires ne lui avoit permis de faire en de çà de la Mer. Il tint parole. Le 10 Août je fus honoré de sa lettre en date de Helsingfors le 25 Juillet, où il me marque, que le Roi venoit de Vous accorder La Pension continuée pour deux Ans encore, et augmentée de 100 rdl. par An. Je Nous felicite, Vous, d'être en si bonne odeur à la Cour, et moi, d'épargner 100 rdl. annuells, tant que Vous sejournerez à Rome. Aussi en aije besoin. Cette année a donné une forte saignée à Ma bourse. Le 15 Août je fis part de cette nouvelle à Nôtre Ami Mr Lavin. Le 25 j'eus sa réponse, qu'aiant été au Bureau de la Chancelerie, s'informer du retard des Ordres du Roi à Vôtre sujet, il avoit appris, qu'on ne vouloit les expedier que moiennant 5 rdal. en Epices, sur quoi il les avoit priés d'abord pour mon compte. Je les lui remboursai par l'ordinaire suivant. En réponse il me pria de l'informer si Vous aviez paié d'épices en recevant la premiere pension. Je lui réponds que non, et qu'il n'en étoit point dû, vû que ce n'étoit pas un Brevet de Pension à vie, mais seulement un Ordre par lettre de cachet, et ne portant que deux années, comptées pour service et non pour benefice. Mais n'importe. L'industrie augmente en tout Mêtier et Departement.

Vôtre Lettre pour le Senateur Comte Bielké, je la trouve bien écrite et elle a été Favorablemt reçûe. Le Seigneur a donné sa demission quant à la Direction de la Fabrique du Château, ainsi que le Senateur Comte Guldenstierna. Leurs Exces sont remplacés ad interim par S.E. le Comte Bonde, qui n'a point d'autre charge. Le Comte Bielke aiant témoigné souhaiter la continuation de Vôtre Journal, je lui ai fait dire, que S.E. l'aura dès que je pourrai ravoir mes Dessineurs, pour copier les Plans dont étoient accompagnées Vos deux dernieres lettres, savoir mes deux fils, actuellement à L'Armée, et ma Fille, très malade.

Je ne manquerai pas de faire, confines[?] cidevant, des Extraits de Vos Relations, pour les Superieurs, aussitôt que les Esprits se trouveront dans une asiette plus tranquille qu'à present, publice et privatim.

Vôtre lettre pour Ve General est duëment arrivée, puis que le Secrete NN me dit l'autre jour le 20 Court à Bielkesta, l'avoir vûe au Bureau de Fortification. Ce General est en chemin pour retourner de Finlande. On dit qu'il y a une treve de conclue pour quelques Mois. Quant à la Guerre je me dispense de Vous en dire rien, puisque Vous lisez les Gazettes Etrangeres.

Nous avons eu la recolte, pas si abondante que l'année passée, mais bonne en fait de Seigle, et foible pour ce qui est des Mars [vårsådden]. Aussi un Septier d'orge vaut déja 3 rdl., le Seigle 3 rdl. 1/6 a 1/4, L'aveine 2 rdl. Tout celà est assez bon pour Nous autres Cultivateurs, mais un mal pour L'Etat, selon mon avis.

Mlle Anne Charlotte d'Ekenberg, qui est venuë tenir compagnie a nos Convalescentes, Vous fait Mille Compl.s. Il est né des filles cet été, une à Molhamar, une à Torstuna, une à Hessle. La Seigneurie de Bioernarbo, en partant d'ici mardi passé avec nôtre Gendre, Vous salua bien. Mr Post [granne på Stora Bärby], Presid. à Abo a epousé Made la Douairiere de Vadenstierna.

Vôtre Mere et Ve Soeur, l'une et l'autre convalescentes, quoiqu'inegalemt avancées, Vous font mille tendres Compl.s, et je suis de coeur et d'ame le tout Vôtre. GW Sillén

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 24 juni 2008.
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