Brev frĺn Georg Wilhelm af Sillén till sonen Gustaf af Sillén den 29 februari 1788.

A Ryda ce 29 [ändrat från 22 till 29] Fevrier 1788.
Ankt. den 2 April, besvt. den 9 dito.

Mon Cher Fils,

Ayant reçu vendredi passé le 15 Court Vôtre chere lettre en date de Rome le 16 Janv. je commence des aujourd'hui le 18 à y faire réponse, quoiqu'elle ne puisse partir que Vendredi, la date que dessus, le 22 Court, si elle Vous sera utile, c'est à dire Vous apportera la lettre de Change, qui Vous est destinée. Vous savez, que je ne touche le gros de mes revenus qu'au Mois de Mars, après les livraisons de grains, faites à leurs endroits respectifs. En consequence, je contois faire alors les Remises destinées à Vous et à Mr Vôtre Cousin à Ratisbonne. Mais apeine eus je lû Vôtre lettre, que je songea serieusement à anteciper cet Envoy de deux semaines pour diminuer autant le tems, que Vous devrez être a l'étroite en fait d'argent. Par bonheur, j'avois ici 100 Ecus, destinés à la Couronne, pour acquiter les Contributions de l'année passée, et celle du Libre Brandevin, pour la Courante. Je vai Vous faire tenir cet Argent, sauf à payer le Fisc un peu plus tard. Pour avoir une lettre de Change, la voye de l'ordinaire auroit trop tardé, vû que Vôtre Frere Jean, qui ne dispose pas de toutes ses journées, ne peut pas en un même jour recevoir ma lettre, immanquablement trouver une de Change, et me l'expedier avant le soir. Heureusement un de nos Paysans, Eric de Longueslette, est parti cette nuit pour Sthlm avec ses grains à vendre, et comme c'est un homme fiable, j'ai envoyé avec la dite somme, pour être convertie en Florins d'Hollandepar une lettre de Change et me revenir, ou par le dit Paysan, ou par l'ordinaire de Vendredi. Dans l'un ou l'autre cas, cette presente Vous sera expediée avant la fin de la semaine, c. a. d. samedi par un Messager Extraorde.

Ce Mardi 19 Fevr. Je Vous felicite sur Vôtre arrivée à Rome; sur la bonne Santé, dont Vous jouissez pendant le voyage; sur la Modicité des fonds que demande Vôtre sejour dans cette Capitale du Monde Chrêtien; et sur l'interêt que prennent à Vôtre personne, non seulement tous Vos Proches, mais aussi des Etrangers. Une preuve en est le Compl. que m'a fait nouvellement S.E. Le Senateur Comte de Bielke, par Mr Lavin, en demandant de Vos nouvelles, et si Vous continuez à m'écrire des lettres aussi interessantes, que les premieres; et dont il souhaiteroit fort de voir la continuation. Lorsque Vôtre Frere Jean G. partit pour Stockholm vers la fin de Janvier, il étoit charché [sic] d'un Cahier de Vos Lettres en Extrait, continué jusqu'à Mantou, pour être remis à Mr Reen par Mr Gilberg, et ensuite à Mr Lagrebielke, Colonel. Mr Gilberg Lui dit alors en confidence, que Mr Reen avoit témoigné quelque mécontentement de n'avoir point eu de lettre de Vôtre part, surtout depuis qu'il eut appris, que Vous en aviez écrite à Mr Masrelier. La réponse de Vôtre frere étoit aisée, que Vous aviez voulu épargner à l'un une correspondence coûteuse, et que Vous aviez été obligé de rendre compte à l'autre des Amis. auxquels Vous aviez eu ses recommandations en Italie que Vous esperez être un jour en France dans le même cas vis à vis Mr Reen &c. Je pense, que puisqu'on veut des Lettres, Vous ferez bien d'en écrire une A Mr Reen, auquel Nous avons effectivemt des obligations. Mais je Vous prie de m'en envoyer un Duplicate de ce qu'elle contiendra de Relations, pour l'inserer dans Ma Collection.

A L'egard de S.E. le comte Bielke, je crois aussi que Vous ferez bien, aussitôt que Vous aurez en la seconde Remise de Vôtre Pension, de lui écrire, pour l'en remercier très humblement, ainsi que de la bonté que S.E. a témoignée pour Vôtre application et dont je Vous ai rendu compte: et pour la suplier aussi de vouloir bien Vous obtenir auprès du Roi la continuation de la Pension pour deux ans encore, en dédomagement de ce que Vous n'avez pas eu les 1500 livres, que Sa M Vous avoit destinées pour faire le Voyage même, et en consideration, qu'avec ce nouveau Bienfait du Monarque, ensemble les secours, que Vous tirez de Vôtre Pere, Vous pourrez prolonger Vôtre Voyage, que Vous avez toujours songé à pousser à Paris, après le sejour de Rome, et même en Angleterre si Vos moyens suffiront pour celà.

Apropos de ceci je Vous dirai, que Mr de Troil, Vôtre futur Beaufrere, ouvrit, il y a quelques jours, un avis fort sensé, qu'un Voyage en Engleterre [sic] Vous sera très utile, surtout en fait du Jardinage de Plaisance, et qu'il ne Vous coûtera pas plus, que le Retour par les Pays Bas, si dependant la Seine jusqu'au Havre Vous traversez le Canal, Vous passez par le Midi d'Angleterre à Londres, et de là par mer à Gotenbourg, pour voir cette Ville et le Ouest de Vôtre Patrie. Dans cette vûe je Vous conseille de chercher à Vous lier d'amitié avec des Anglois sensés, pour en obtenir des informations et adresses utiles à un Voyageur de Vôtre trempe.

Dans 15 jours je m'acquitterai envers le Baron d'Oxenstierna à Ratisbonne [Regensburg] des 44 ducats, que lui sont encore dûs, par une lettre de Change de 88 rdl. tirée sur Hambourg.

Si le Bon Dieu nous favorise d'une bonne recolte, comme il y a apparence, Vous aurez de moi au bout de l'hiver prochain deux cent Rdl., que joints à la Pension continuée, Vous mettront en état de faire avec économie le voyage de France. Je souhaitrois bien qu'avant de l'entreprendre Vous eussiez vû Naples et le Vesuve; si cette curiosité ne surpasse pas en frais les moyens que Vous avez.

Les secours, que Vous aviez accordés de Vôtre Pepiniere [plantskola] à fournir aux Plants d'Eka, ne furent pas employés l'automne passé. On vient de Vous donner un bon Vicaire dans L'Intendence des Jardins de Ryda. C'est Mr de Troil, qui aime cette branche d'économie, et qui nous a lui même procuré un jardinier de Son choix, qu'a servi à Biornarbo plusieurs années. Ce sera un departement pour nôtre Gendre, depuis qu'il a été resolu, de garder ici les Nouveaux Mariés pour des années, afin de leur épargner l'inutile dépense, de bâtir à Vallhoff, ou ruineusement ou mesquinement, pendant que Biornarbo est occupé par la Douairiere. Il ne sera pas desoeuvré, ayant outre cela à donner l'oeil à la culture des deux dits Endroits, et encore à celle de Skattmansoe, où le jeune Baron de Frisendorff est son Vicaire, et son Associé pour un tiers aux gains à faire.

Maintenant, que le Premier Amiral, Comte Ehrensverd, est à Stockholm, j'ai renouvellé mes instances pour avoir refusion du Concordat, paye pour Vôtre defunt Frere Laurent Jules, et intercepté par Mr Arved Virgin. Il m'a renouvellé ses assûrances, de me satisfaire aussitôt que l'occasion le lui permettra. Msrs Schroederheim et de Carlson, Secretaires d'Etat, ont aussi promis d'y concourir. On ne me fait pas esperer de ravoir toute la Somme; mais une bonne partie recouvrée ne laisseroit pas de soulager mes Finances. Cependant jen'en voudrois pas rabbatre plus que la moitié. Il y a depuis quelque tems stagnation totale dans le Commerce des Emplois Militaires. Les Medisans pretendent, que c'est pour faire payer par les interessés quelque Somme, en dessus du Concordat, à certain Favori, pour obtenir l'agrément du Monarque. Pour moi, je n'en crois rien. Cependant c'est cette interruption du dit Negoce, qui retient Vôtre Frere Charlot dans son poste de Cornette, et nous n'en sommes aucunement fachés, vû que son avancemt nous coûteroit 4 plates. L'Impatience de Nôtre Siecle manquera pas de faire revivre assez tôt ce même negoce, et on vient de recommencer dans les Gardes à pied, avec une si grande presse pour resigner, que Bror Cederström, Gouverneur de Gripsholm, Marechal de la Cour et Capitaine dans le Regt, en est tout d'un pas crée Chef avec la Lieutce Colonelle, que resigne Mr d'Aminoff, Major General: cela veut dire, que les deux Majors et quelques Capitaines plus anciens se retirent.

L'Impôt sur la destillation domestique de Brandvin a été accepté, dit on, par 60 mille fermes entieres, c'est à dire par près des ¾ du Royaume. La patience de l'Adminstration, à agréer successivement, et quasi un à un, tous ceux qui se laissent persuader par les petits Employés, à se charger de cette Taxe, a bien contribué à ce succès. Et la jalousie des paysans contribuant contre leurs camerades, qui ne manquent pas de faire du Brandvin sans être engagés à rien payer pour celà, fera le reste en faisant revivre les delations entre Voisins. On a remis à choix des campagnards, de payer cette Taxe en grains, pour former des Depots ou Greniers d'abondance, ou bien en argent, à un Taux fort moderé. Toute cette Contrée a preferé de payer en Argent, à condition, que la recette s'en seroit dans chaque Paroisse. Ce non obstant, on a publié, par un seul Ordre, des jours marqués, pour toutes les Paroisses de cette Generalité, à payer à Upsale cette Taxe, entre les mains de L'Ancien Inspecteur de la Fabrique Royale de Brandevin. J'entrevois en celà le bon coeur de l'Adminstration, qui veut conserver les Employés du Monopole Royal. Comme l'offre de m 900 dl. de la part de Stockholm n'a pas été acceptée: comme Gotenbourg a refusé la Taxe: comme une grande partie de la Noblesse, et même le Peuple dans plusieurs Contrées, s'y est egalement refusé: comme par consequent les prohibitions anterieures subsisteront à l'égard de bien de gens par tout le Royaume; La Direction de Brandevin, avec toute sa sequelle, subsistera toujours, et le gain que retirera le Roi de ce nouvel arrangement, sera reduit à très peu de chose. Si au lieu de cette nouvelle Taxe, sous le beau titre de Ferme en grains pour former des Greniers d'abondance, on se fut contenté d'abolir simplement le Monopole de cette Armée d'Employés qu'il entraine, en rétablissant l'ancienne Taxe de Brandevin, telle qu'elle étoit reglée par ces Etats avant 1772 pour les campagnes, et qu'on eût traité avec les Villes sur le pied de 1780, personne n'auroit pu s'y refuser, et L'Etat auroit gagné, sans tracasseries, un revenu net et clair de 14 tx d'or, sans diminution aucune pour les frais de la perception, d'autant que cette recette se faisoit jusqu'en 1775 par les Receveurs Ordres, ensemble avec les autres subsides. Le calcul est aisé: Pour Sthlm 3 tx d'or, 2 pour les autres Villes; environ 6½ pour un peu plus de m 80 fermes entieres, 1 peutêtre pour tous les petits paysans vassaux de Ferme (Torpentes), et 1½ pour les Cabarets dans tout le Royaume, taxés comme auparavant: Le tout sur l'ancien pied. Suivant icelui, Ryda payoit 20 plates par an, et 25 d'entre les Vassaux autant de plates pour la liberté de faire du brandevin: total 45 plates ou 15 rdl. Maintenant je paye pour ce cheflieu cette même liberté, dont je n'use pas encore, 9 rdl. ½, et les Vassaux qui en usent non obstant la defense, ne payent rien: le Fisc y perd 5 rdl. ½. Je paye aussi pour Orby 2 rdl. ¼. Sur l'ancien pied je devois payer 1 rdl. 1/3, et les 2 Vassaux 1/3 rdl. chacun, en tout 2 rdl. Ce gain est bien foible, comparé avec la perte.

Informez moi, s'il Vous plait, jusqu'où Vous payez le port des lettres, que Vous m'écrivez. Ma precedante du 4 Janvier fut ici payée 23 Escalins de port. La Vôtre, que je viens de recevoir, ne me coute que 20 ß: toûjours y compris les 11 ß de port entre Stockholm et Hambourg. Celui de nos precedantes, entre Ratisbone et Rome, a varié entre les 18 et 23 ß, à raison de l'Eloignement des Adresses. D'un côté il n'est guere concevable, qu'on fasse dans nôtre Pays la recette pour un si grand nombre de Souverains, très eloignés, en Allemagne et en Italie. De l'autre, on a de la peine à se persuader, que ce surcroit de port ne sort qu'une Taxe renforcée sur nôtre Correspondence dans L'Etranger, à raison de son ètenduë.

Je crois Vous avoir prié auparavant, 1° de me dire comment est faite la nouvelle Sacristie de S. Pierre, pour ne pas defigurer cet Edifice: 2° de dessiner fidelement, d'après l'Arc de Triomphe de Titus, Les Vases Sacrés du Temple de Jerusalem et tout ce que Vous y verrez avoir trait au Culte Judaique: souvent Nos Dessineurs aiment mieux faire les Poetes que les Historiens, c. à dire, ils se piquent plûtôt de goût que d'exactitude, ce qui est mentir en fait d'histoire. 3° de constater le Mensonge de la Papesse Jeanne par l'inspection de la pretenduë Statuer. J'y ajouterai 4° de chercher sur le dit Arc, ou sur la Colonne Trajane ou ailleurs, la figure des anciens Triremes, Navires à 3 rangs de rames, pour juger sainement de leur veritable construction.

Mr de Post vient de voir ses longs services recompensés par la Presidence au Parlement d'Abo qu'il ne demandois pas, mais que le Roi lui a conferée pour remplacer le Bar. Cederhielm, qui a donné sa Demission en gardant ses Appointemens. Il se prête a cette Vocation en Homme de Cour, se propose de passer bientôt la Mer pour entrer en sa haute charge, et parle de revenir en été y emmener toute sa famille vers l'automne. Selon moi, il trouvera bien alors le moyen d'obtenir une ou deux années de congé, et au bout d'icelles de donner sa demission en gardant ses appointemens actuels d'alors, sans quoi il perdroit trop à cet avancement honorable et nullement utile.

Ce 28 Fevr. Voici une lettre interrompue depuis 10 jours. Mon projet de Vous l'expedier le 23 au plus tard, ne réussit pas. Le mauvais tems empecha le Paysan d'arriver à Sthlm avant l'après diner de Mardi. Mercredi matin Vôtre Frere ne put point obtenir de Lettre de Change. Les Banquiers n'en expedient que les Mardis et les Vendredis. Il falut donc attendre ce dernier jour, et Ve Frere ne put nous l'envoyer que par l'ordinaire du Lundi, qui n'arriva à Enecoping qu'hier Mercredi Matin, tant les Chemins sont gâtés par exces de neige.

Voici donc la Lettre de Change en question. Elle Vous rend, pour 100 Ecus de Suede, 274 fl. 6 S. d'Holl. ou 109 Rdl. 36 Sols Courts, à raison du Cours de Change, qui le jour de la traite étoit marqué 43 ß ¾ 1; [?] Ecu Holl. Par avis des Traceurs et pour plus de sûreté, j'ai endossé cette Lettre de Change en plein, non en blanc. Si en attendant cette Remise d'argent Vous aurez été en peine, Vous m'excuserez. Je n'ai pu Vous la faire plûtôt.

Je viens d'achever la Copie continuée de Vos Lettres, pour être consignée à S.E. le Comte Bielke à la premiere occasion. Ce sera, je pense, lors que Ve Frere Charles ira s'établir à Stockholm pour quelques semaines de Manege. Je conte alors écrire à S.E. tant pour répondre à sa gracieuse lettre de l'année passée, que pour La prevenir sur la demande que Vous lui ferez, au sujet de la continuation de Pension. En attendant je vais tirer encore une Copie de Vos Relations pour être envoiée en même tems à Vôtre General, qui est l'homme plus propre que les autres à en parler au Roi dans l'occasion, peutêtre même à la presenter à S.M. Ve Frere Jean me mande par la lettre que j'en eus hier, qu'il venoit de ravoir de Msr Réen Vos Relations, qu'il contoit remettre au plûtôt au Baron Lagrebielke.

La derniere Gazette marque, que le 10 de Mars on vendra par Encan [auktion] dans le Parc Royal de Haga un Edifice en bois, contenant 7 pieces dans la rezdechaussee, 7 au 1er Etage, outre celles pratiquées dans le Grenier et les Vestibules. Ce sera sans doute quelque autre bâtise, que celle où demeuroit le Roi.

J'ai eu cet hiver 51 dl. le tau de Grains, Seigle et Orge, à Garpenberg. On disoit que Msr de Post et moi nous avions gâté le prix. Cependant il baisse actuellemt, de sorte que j'aurai de la [peine] à bien vendre 100 tx de Seigle et 20 d'Orge, qui me restent.

Tous Vos Parens, Amis, Voisins, et au dessus de tous Ve Mere, Vous font Mille Complims, et en Vous souhaitant tout bonheur, je suis de coeur et d'ame, M. C. Fils, le tout Vôtre Sillén

Marginalanteckningar:

On trouve étrange que le même dessus marquera Vôtre Adresse et celle de Msrs Bouchad [sic] et Gravier. Mais je n'ai pas dû refuser à Vos Frere et Soeur le plaisir de Vous écrire longuement, sans vouloir pour celà payer 23 ß de plus le port de la Lettre. Je suppose, que Vous franchissez les Vôtres jusqu'à Verone, puisque de Venise, de Mantouë, de Rome, elles ne me coutent que 20 ß l'une, tout comme celle de la premiere Ville.

A Acrelenna Vôtre Tante, allitée depuis plus de 4 Mois, a commencée, selon les derniers avis du 9 Court, à se porter un peu moins mal, sans pourtant pouvoir quitter le lit. Quel domage, si elle eut été enlevée à tant d'enfans en bas âge! Mon Frere aura bientôt 66 ans. Quel âge pour avoir une famille si peu avancée!

Je vois par Vôtre Exposé, qu'il est vrai, comme je le croyai, qu'on vit à meilleur marchè à Rome, qu'à Stockholm. Cependant, tant que restera Vôtre Cadet sur le Departement (Escadre) de Stockholm, je conte retenir le logement, qu'il a chez Mr Rydstedt. Il se peut que, rebuté par l'inutilité et l'injustice de Ses Superieurs sur le lieu, il cherchera une place à Sueabourg sous le Colonel Ankarsuerd, Chef aussi juste et eclairé, que vaillant.

Je suppose, que deux Voyageurs riches et de goût, comme Msrs Fredenheim et Souter se procureront sans doute l'Audience du Pape. Ce sera une occasion pour Vous d'en être, sans perdre ni tems ni argent pour avoir l'honeur, toûjours desirable, de voir le Souverain du Pays. Voilà un avantage de l'arrivée de ces Messieurs.

Si Vous aurez le tems de composer ce plan, accomodé à la situation de Haga, duquel Vous disiez vouloir songer, Vous aurez, je le crois, une bonne occasion de l'envoyer avec Vos Compatriotes Fredenheim et Souter, bien cacheté [förseglat], à Vôtre General, pour être presenté au Roi. On pretend que Vous pourrez bien adresser à S.M. quelque chose de beau ou de rare.

Till diarium för Georg Wilhelm af Silléns brev.

  Senast ändrat eller kontrollerat den 14 augusti 2008.
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